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Forum en cour de refonte

 

 Aemi Satô || Today I'm Dirty, want to be Pretty...

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Messages : 9
Date d'inscription : 22/01/2014




MessageSujet: Aemi Satô || Today I'm Dirty, want to be Pretty...   Jeu 23 Jan - 0:48



Aemi Satô




Qui es-tu ?



    NOM : Satô
    PRÉNOM : Aemi
    ÂGE : 19 ans
    SEXE : Femelle
    RACE :Maine Coon
    STATUT : Hybride Docile
    SEXUALITÉ: Ce qu'on lui ordonne.







Physique

De son pied gracile de porcelaine à sa chevelure d'or, elle avait tout de l'ange que l'on envoie pour apaiser les cœurs. Pourtant le sien ne l'était pas. Son cœur qui avait battu pour cesser ensuite et recommencer, souffrant d'être utilisé comme un torchon de vaisselle, puis rouler en boule et envoyer dans une corbeille en attendant que cette dernière soit vidée dans une machine à laver pleine de tartre. Le torchon qu'était le cœur d'Aemi se vit oublié après avoir glisser derrière le frigo, là où personne ne va jamais nettoyer. Pourtant elle avait été conçue pour être aimée...maître ingrat que tu as eu Aemi.

Aemi était cette enfant à la blondeur dorée, chevelure épaisse, tout comme le pelage qui couvrira sa queue et ses oreilles. C'était cette enfant au sourire radieux, petites dents alignées et pointues, léger écart qui plaira tant durant son adolescence, entre ses deux incisives. "La dent du bonheur." On pleurerait de tant d'ironie.

Aemi était cette adolescente aux rondeurs avantageuses, aux jambes élancées. Sa race n'est pas pour rien pour sa grande taille, sa douceur mélancolique culminant à un mètre quatre-vingt. La tête dans les nuages, mais des pieds trop ancrés dans la réalité pour pouvoir savourer des rêves enfantins.

D'aussi loin que l'on se souvienne d'elle, pour ceux qui l'ont croisées un jour, que ce soit au bras de son maître ou avec le fils dans les siens, rares sont ceux qui l'ont trouvés disgracieuse. Et ce, malgré sa grande taille, malgré ses rondeurs. Car Aemi n'a jamais été maigre. Mince, peut-être, mais jamais maigre. De sa croupe rebondie à sa poitrine, son ventre n'est pas lisse. Légèrement musclé, mais pas creusé, sa taille est fine, son dos cambré. Elle porte son statut de femme avec une certaine élégance que lui a apprise Hiro. Ses cuisses sont formées par la danse et le sport qu'on lui faisait faire. Au départ pour garder un joli corps, puis ensuite, pendant les activités avec le gamin de la famille.

Aemi, c'est devenu cette belle créature aux yeux vides. Une belle créature aux pupilles félines habillées de cette couleur particulière, entre le bleu pervenche un peu délavé par le temps et l'anisé. Des sourcils semblant inquiet ou constamment froncés surplombent les billes de couleur, la pilosité paraissant rares, comme deux petits traits dessiner là, on ne sait pas trop pourquoi, parce qu'il manquait quelque chose au tableau d'ensemble.

Aemi est devenue celle que l'on regarde en sifflant dans la rue, mais que l'on ne remarquerait pas si elle n'avait pas cette queue immense et en panache à la fourrure épaisse et douce. Ses grandes oreilles dressées, droites, sur son crâne, perçant l'épaisse toison de sa chevelure. On ne la remarquerait pas, car elle ne se vêtit jamais vulgairement, jamais de manière à trop mettre en avant ses atouts féminins. Peut-être parce qu'elle n'est pas à l'aise avec son corps ? Ou alors simplement parce qu'elle n'a pas été éduquée ainsi. On peut plaire sans tomber dans le vulgaire.

D'après les docteurs qui suivaient la jeune femme, les meilleurs, car son maître voulait le meilleur pour elle, elle faisait partie de ces créatures qui n'ont pas à se plaindre de soucis dus à la consanguinité des pure race. Car rappelons le, Aemi est issue d'une race pure. Et donc, malgré les tests et autres, on s'est bien vite rendu compte qu'elle n'avait pas de tare, même bénigne. Ou alors si, mais les petits défauts qui sont apparus sont venus plus tard, bien plus tard.

Aemi était le jouet d'un enfant violent. Cet enfant qui lui faisait plus de mal que de bien finalement. Elle était passé de la douceur charnelle d'un maître, certes pas toujours correct, mais aimant, à la violence presque sadique de l'enfant d'une femme qui ne l'aimait pas. Il n'était donc pas surprenant de voir des bleus apparaître sur son corps ou son visage parfois, ou même, choses qui ne disparaîtront jamais, de petites cicatrices. La plus grande est proche de son bassin, sur sa hanche droite, longue d'une dizaine de centimètre, large de deux ou trois centimètres, vestige d'une crise de colère passagère d'un enfant qui a volé un ciseau et refuse de le rendre. Aemi a pris les coups pour éviter que ce soit le gamin qui se fasse du mal.

Aemi était ce jouet à la peau douce mais rendue par endroit, comme gondolée par les stries et les sillons d'anciennes morsures et griffures. Sa peau qui dore au Soleil, Soleil qu'elle n'a pas besoin d'éviter malgré sa peau de blonde. Elle ne rougira pas, n'aura pas à souffrir de sa morsure parfois sadique.

Il faut bien parler de sa forme animale, forme qu'elle prend régulièrement. Ce n'est pas par jeu ou par besoin. Ce n'est pas non plus parce qu'elle préfère cette forme à l'autre. C'est simplement qu'elle apprécie parfois de se dégourdir les pattes, de sentir le vent caresser son pelage épais entre la blondeur des blés et la rousseur des feuilles d'automnes. Grimper dans les arbres est bien plus aisé lorsque l'on est sur quatre pattes. Et bien que longue (un mètre quinze sans la queue) et plutôt lourde (9 kilos) sous sa forme féline, comme sous sa forme humaine d'ailleurs, Aemi parait légère et gracieuse, lorsqu'elle grimpe dans les arbres, court après un papillon qui passe par là où se prélasse dans l'herbe. Ses canines pointues, assez grosses, ressortent parfois légèrement, abîmant sa lèvre inférieure. On se rend bien compte alors que le Maine Coon, malgré un tempérament qui lui vaudra le surnom de "Bon gros géant" ou encore "peluche géante" n'est pas totalement inoffensif au regard de ses attributs félins. Le pelage est touffu, les moustaches et les cils longs. C'est un chat agréable à regarder, à caresser et à cajoler malgré le trop plein de place qu'il prend et le trop plein d'amour qu'il réclame. Sans oublier les soins qu'il faut prodiguer à son pelage, afin qu'il ne s'emmêle pas et ne confère pas à son propriétaire les désagréments de la boule de poil...



Mental

Aemi fut et est devenue avant d'être réellement. Sous sa forme de chat ou celle plus humaine de bipède, on retrouve de l'un dans l'autre et inversement. Alors que certains prennent le caractère animalier uniquement sous leur forme velue, notre Aemi ne change pas beaucoup d'une forme à l'autre. Car elle reste Aemi, avec ou sans poil sur l'entier du corps.

Aemi fut: Une enfance particulière, n'ayant pas connu de père ou de mère à qui s'identifier. Des êtres de sa race, si l'on veut. Mais cela doit être plus courant qu'on ne le pense dans la vie des hybrides qui sont créés pour plaire à un humain et non pas par amour comme n'importe quel nourisson humain. Malgré ça et probablement grace à un maître aimant, même si c'est amour était de la fascination plus qu'une réelle affection, Aemi était une enfant douce et agréable à vivre, souriante et pleine de malice. Elle faisait preuve de beaucoup de ruse et d'intelligence, une vivacité d'esprit qui lui permettait d'apprendre rapidement.

Aemi est devenue...Adolescence. Ce mot fait trembler la plupart des parents et même futurs parents. Cette période étant, pour les enfants comme pour leurs ainés, une période bien difficile. Changement physique, des rondeurs, les premières chaleurs, le corps qui devient différent et les humeurs qui s'affirment. On se cherche à l'adolescence. Mais si Aemi avait eu une adolescence "normale" comme les humains qu'elle appercevait parfois rentrant des cours, accompagnés ou non de leurs hybrides, elle aurait probablement été très différente. Car alors que la plupart des personnes de son âge se rebellaient, commençaient à vivre pleinement un corps qu'ils assumaient ou non, Aemi n'en avait pas le droit. Elle devait taire ses questions, taire ses envies et avait commencer à croire que les envies de son maître était également les siennes. Aucune personnalité, c'est probablement ce que l'on pouvait dire de l'hybride. Mais est-ce qu'un hybride est censé avoir une personnalité ?

Aemi fut : Avant d'être abandonnée par celui qu'elle voyait comme l'homme de sa vie, Aemi était souriante. Une personnalité abordable et agréable, mais très douce, serviable et heureuse de ce qu'elle était. Elle profitait de la vie malgré son statut d'esclave, malgré ce la société pouvait bien penser d'elle. Seul importait son maître et plus tard, l'enfant de celui-ci. Positive, elle encaissait les remarques acerbes de Valérie en la remerciant, ce qui faisait enrager la française. Ce n'était pas volontaire, Aemi n'ayant pas appris à être une créature fourbe.

Aemi est devenue: Peu de temps avant la naissance de l'enfant et l'éloignement de son maître, Aemi semblait avoir sentit quelque chose. Son instinct animal probablement, qui faisait qu'elle devenait de jour en jour plus possessive, jalouse, essayait d'avoir plus d'attention. Parfois même à la limite de l'insupportable. Ses crises de colère dépassaient tout ce que son maître pouvait ou avait du supporter avec la docile créature qu'elle fut par le passé. Si la possessivité nourissait l'égo de monsieur Satô, à force, il faillit en devenir violent, mais se contenta de l'être par des paroles qui blessaient la neko peut habituée par ce genre de traitement.

Aemi fut une jeune femme talentueuse. Elle apprenait vite, intégrait rapidement et se montrait bonne maman, bonne amante et bonne compagnie. N'importe qui trouvait agréable d'être en sa présence. Elle s'accomodait de tout, de tout le monde. Elle faisait de sorte de s'adapter, de plaire, de ne pas se faire remarquer par des tenues ou des comportements excentriques, n'ayant jamais été habituées au vulgaire. Même lorsqu'elle voulait plaire à son maître dans des jeux érotiques, elle restant dans la sobriété, le glamour et non pas le sexy trash, voir pornographique.

Aemi est devenue. Cette chatte que l'on voit rouler dans l'herbe, encrassant de vert son joli pelage touffu, son joli pelage doux, c'est Aemi. Celle qui parait toujours un peu sur la retenue. Chatte élégante mais à l'instinct très marqué, elle pourra s'attarder sur quelque chose et la seconde d'après être en train de folâtrer avec les papillons, les sauterelles dans un champs. Sous forme humaine, il arrive donc à Aemi de perdre le contrôle lorsque l'on agite quelque chose devant elle. Elle n'ira pas forcément se faire les grifffes dans le rideau, mais ira les retirer pour ne plus avoir à se retenir parce que son maître est en train de lui parler.

Aemi fut douce. Elle l'est toujours. Mais sa douceur était bien différente. Là où avant elle caressait souvent, régulièrement, allait se frotter avec tendresse à son maître, lui montrer qu'elle l'aimait gentiment, par des bisous dans le cou, par des murmure au creu de l'oreille, n'est plus. Elle parle toujours gentiment, d'une voix suave et sucrée, aux accents onctueux, semblant charmer sans le vouloir réellement. Calme et silencieuse, elle n'aura que rarement (lors, par exemple de ses colères fulgurantes) des éclats de voix, préférant quitter la pièce plutôt que crier. Ainsi, elle peine aujourd'hui particulièrement avec les personnes qui parlent fort, hausse le ton, que ce soit de joie ou de colère, crie d'une pièce à l'autre plutôt que se faire entendre en se déplaçant. Ainsi est devenue Aemi, le moindre son inutile lui faisant perdre la tête.

Aemi est devenue. Elle est une chatte. Une vraie chatte. Parfois, si elle s'émancipe (si elle réussit à s'émanciper) disparaitra sans explication pour revenir lorsqu'elle en aura envie. Elle peut ainsi être très câline et beaucoup dépendre de son maître pendant trois jours, quatre semaines, pour, pendant cinq mois ou même parfois plus, parfois moins, ne plus s'approcher et paraître froide et distante. Cela ne signifie en rien qu'elle est fâchée ou qu'elle n'aime plus son maître, mais simplement qu'elle est dans sa phase féline...

Ainsi est Aemi. Devenue ce qu'elle fut en plus fort, en plus faible, fut ce qu'elle n'est pas devenue, est devenue ce qu'elle n'a jamais été. Hybride agréable, mais avec des sautes d'humeurs très forte, passant de chaleur extrême à froideur insoutenable. Une hybride qui sourit, mais ne le fait plus qu'avec les lèvres, plus avec les yeux ou le coeur, ses yeux étant sans cesse très vide. Si elle parait encore très calme et docile, loin d'être le genre de personnalité (n'en ayant plus vraiment et n'en ayant probablement jamais eu une qui lui soit propre, sa docilité ayant gommé ce petit plaisir qui sied aux gens libres) à se laisser aller, Aemi n'en est pas moins une personne rancunnière, se vengeant à rebours, mais se vengeant un jour, celui où vous ne vous y attendrez pas. Enfin, si nous sommes tentés, à la fin de tout cela, de conclure par un simple et courant " Vous n'aurez cas apprendre d'elle en l'approchant", on va rajouter deux trois choses, tel que: Si ses colères sont rares, elles sont mémorables, une femme d'un mètre quatre-vingt-cinq sachant parfaitement se faire comprendre, tout comme une chatte de près d'un mètre vingt de long. Cependant, si elle sait être démonstrative de certaines choses, ses larmes, elles, resteront toujours cachés. Alors ne vous attendez pas à pouvoir jouer le preux chevalier sur son blanc destrier à la rescousse de la demoiselle en détresse. Bien que mal placée et bien cachée, Aemi possède une certaine fierté qui lui fait ravaler ses larmes et garder ce masque de marbre qui parfois s'effrite sur un sourire factice.


Histoire

La nuit est, la plupart du temps, la scène de nombreux spectacles plus étranges les uns que les autres. On dit que les fous, les psychopathes, mais également les femmes aux mœurs légères, les dragueurs bas de gamme et les insomniaques profitent de la nuit pour sortir de leur terrier et partir en quête. Amour, drogue, sexe, alcool….d’une simple compagnie à la femme de votre vie. La nuit, les gens sortent et ne semblent pas être identiques à ceux que vous avez côtoyer toute la journée. Le petit banquier sans histoire, qui rentre retrouver sa femme, ses enfants, devient la grande Brigitte Bardot une fois les rideaux levés. La jeune femme aux lunettes, celle que l’on ne remarque pas en journée, assise-là, au fond de la classe, un livre devant elle, est celle dont le regard vous aguiche, celle qui terminera probablement sa nuit dans vos bras. La nuit, tous les chats sont gris, toutes les putains sont de sortie. Les rues s’animent, se bariolent, les néons s’allument. C’est ce qu’il y a la nuit, sur la scène lunaire. Et la nuit, il se passe aussi des choses inexplicables, inexpliquées. Comme cette étrange silouhette, toute de noir vêtue, qui se déplace, pareil à une ombre dans les artères de la ville.

Les gens se promènent par ici. On ne se dépêche pas, on traine. On folâtre, on fait de la lèche vitrine. Certains se bécotent, d’autres s’impatientent en faisant la queue. Pour manger, pour danser, pour rêver. Les gens ne font pas attention aux autres gens. On se contente de laisser couler son regard d’un groupe de personne à l’autre, sans vraiment prendre le temps de s’attarder. Il ne faut pas paraître lourd ou bizarre. Il faut juste vivre. Vivre une vie de riverain, de citoyen honnête, du moins jusqu’à minuit. Alors il est normal que les gens ne prennent pas le temps de s’interroger sur cette étrange silhouette qui parcourt les rues en les frôlant parfois, les bousculant, pour ensuite disparaître plus loin. Il y a parfois deux trois exclamations, mais ce sont des exclamations sans conviction « Hola…faites attention… » accent traînant, sourire béat sur des lèvres qui viennent de quitter le creux d’un cou parfumé. C’est comme ça que la silhouette parvient à atteindre un bâtiment.

La nuit, ce bâtiment possède quelque chose d’effrayant. La Lune lui offre cet aspect lugubre digne des nanars d’horreur et certains jeunes frémissent en passant devant, inventant toutes sortes d’histoire plus stupides les unes que les autres, utilisées pour faire crier les filles qui viendront ensuite se blottir au creux de leurs jeunes bras. On marche en équilibre sur le mur qui l’entoure, on ricane, on imite toute sorte de bruits étranges. Mais lorsqu’il est question d’aller jusqu’à la porte, plus un bruit, tout le monde semble se calmer, jusqu’à ce que l’un d’eux dise, d’une voix mi- effrayée, mi-raillarde «  Allez, j’ai l’gosier qui sèche. On y va ! » Et l’on ne reparlera plus de cette maison, jusqu’à ce que l’on soit dans l’obligation de repasser devant pour rentrer chez soi. Le jour par contre, c’est un bâtiment comme il y en a plein d’autres. Ce genre d’immeuble qui existe depuis toujours, dont personnes ne connait réellement l’origine, mais que tout le monde appelle : La maison au bout du quartier. Certains parlent d’un squat, d’autres d’un bordel. Mais les putes sont formelles, elles, les demoiselles qui connaissent tout, elles, elles disent que c’est le laboratoire d’un scientifique assez renommé, mais qui aime la tranquillité du lieu. Elles disent qu’elles le savent car deux trois d’entre elles sont parfois appelées à réchauffer les nuits de notre « professeur ». Ont-elles raison ?

Les prostituées ont la langue bien pendue. Certaines mentent comme des arracheurs de dent, d’autres font l’âne pour avoir le foin, comme on dit. Pourtant, il y a de la vérité dans ce qui se dit. Cette maison appartient au professeur Yamato Tanaka. Yamato….Tanaka. Il n’est pas apprécié dans le monde de la science. Il n’est pas apprécié dans la société, il n’est pas apprécié dans son propre foyer. Pourtant, ce n’est pas un homme détestable de vue. Malgré un physique ingrat, il n’est pas homme de qui l’on se méfiera lorsqu’il dit : Bonjour. Le japonais moyen, sans problème, qui affiche souvent ce sourire plat de la plupart des hommes d’affaires. Un sourire qui ne vous fait ni chaud, ni froid. Sans vous illuminer une journée, il ne vous enfonce pas au fond du gouffre, dans la peur et le froid.

Pourtant, on ne l’aime pas. Ou alors si, mais seulement dans le cercle particulier de la bourgeoisie. On ne parle pas ici de nouveaux riches. On parle bel et bien de la haute bourgeoisie, celle que l’on ne peut rencontrer que lors de fête pompeuses et si l’on fait partie des élus. Car Yamato Tanaka est un créateur d’hybride. Ses détracteurs vous diront : Il se prend pour Dieu et est persuadé que ses créatures sont les plus magnifiques qui soient. Ce n’est pas vrai. Elles sont surtout très onéreuses.

Mais avant de pouvoir s’expliquer, il faudrait remonter à l’enfance de Yamato. Cela n’intéresse personne n’est-ce pas ? Surtout qu’il n’est pas le point central de cette histoire, mais l’instigateur. Celui sans qui, tout ce qui va suivre n’aurait pu arriver, sans qui Aemi n’aurait pu trouver le jour. On remontera donc juste un peu avant sa création, sa naissance, mais bien après l’enfance du professeur.

Yamato Tanaka, comme nous le disions plus haut, était un homme peu apprécié de ses semblables. La raison n’était pas complexe et il est facile de deviner pourquoi un professeur en bio-chimie et astro-physique, pouvait ne pas être aimé. Par les temps qui courent, le fait qu’il y ait cette mode, le fait qu’il fasse partie de ceux qui vendent, qui dénaturent…le fait qu’il soit, peut-être, comparable, en un sens, aux anciens docteur SS de Hitler…tant de choses qui mettent la puce à l’oreille sur le pourquoi de tant de détracteur, de haine, de dégoût pour sa petite personne. Petite, car le professeur Yamato n’était pas un homme très grand. Il y a la moyenne japonaise, puis en-dessous, il y a les rats. Mais juste entre le rat et le japonais, il y a Yamato Tanaka. Petit, grisonnant, regard vicieux aux yeux globuleux, malformation dentaire qui lui valut pendant longtemps le surnom de « rongeur » et cette malformation engendre une déformation de ses paroles. Tout pour plaire…n’est-ce pas ? En plus de sa petite face rougeaude, de ses petites mains baladeuses, de son pourtant petit air d’être totalement normal. Banal. Avec une haleine qui sent le saké dès huit heures le matin. Pourtant, de cet être que l’on serait à même de détester sans l’avoir vu, une certaine classe de personne…l’apprécie. Oui. L’apprécie. Non pas, il ne faut pas se leurrer, pour sa beauté physique, ou son intégrité, mais bel et bien pour ses talents. Talents qu’il utilise à des fins purement scientifique, dit-il, purement monétaire, ne l’assumera-t-il pas. Yamato Tanaka, comme vous devriez l’avoir deviner, est un créateur d’Hybrides, un faiseur d’esclave des temps modernes.

Il n’est pas reconnu comme le meilleur dans le domaine. Il y a probablement une foule de ce genre d’être capable de modifier les gênes pour obtenir quelque chose de parfait. Un jouet pour les grands enfants que sont les adultes. Taille, couleur, yeux, cheveux, pelages…animal. Choisissez, on crée. C’est ce que faisait Yamato. Il prenait commande auprès des bourgeois, leur montrait ce dont il était capable et encaissait une fois l’embryon devenu bébé, le bébé devenu bambin. C’est à l’enfance que l’on sait s’il sera beau ou non. S’il sera le prototype de l’hybride que tout le monde voudra. Il est doué. Assez pour que de plus en plus de familles, de couples, d’hommes ou femmes seuls finissent dans son bureau et n’entament une procédure pour en avoir un. Aussi. Un de ces esclaves, objets, jouets, animaux, enfants. Chacun y va de son avis sur la question, chacun fait de sorte de pouvoir avoir le dernier hybride griffer Tanaka. Comme d’avoir un sac Gucci ou le dernier manteau en fourrure à la mode. Et ainsi, tout le monde en demande. Tout le monde et particulièrement cette riche famille du Nord.

Les Satô sont des gens dont la fortune dépasse l’entendement. Certains semblent douter lorsque Hiro Satô dit avoir fait sa fortune sur la petite entreprise familiale de chaussettes. Qui aimerait à croire que les chaussettes rapportent autant d’argent ? Personne. Et pourtant, il n’y aucune affaire louche derrière tout ça. Aucune. Marié à une riche héritière, Valérie Satô née Valérie Seigle, une française née avec une cuillère en platine dans la bouche, cette belle bouche qu’elle habille de rouge, un rouge criard qui ne plaît pas à ses nouveaux compatriotes japonais la trouvant trop vulgaires, mais qui fait effet sur son mari Hiro. Ce japonais est né dans un milieu ouvrier, jusqu’à l’hiver de ses dix-huit ans, où les chaussettes se sont vu offrir un essor bienvenu. Il est alors passé de fils de patron, un patron qui ne gagnait pas grand-chose et peinait à mettre à flot son affaire qui prenait l’eau à cause d’une femme dépensière et d’un flagrant penchant pour l’alcool, à nouveau riche. Il entrait dans la grande famille des : Bourgeois.

Hiro est donc un ancien de la classe moyenne, propulsé au rang de riche. Ce n’est jamais bon. Ce sont les pires. Les bourgeois, ceux qui sont nés, comme notre chère Valérie, avec une cuillère en platine dans la bouche, sont é l’abri de la rouille. Ils vivent dans l’or et l’argent depuis assez longtemps pour que l’effet ne soit pas aussi néfaste que sur ceux qui n’ont eu jusqu’alors que du bois en guise de couvert. Les gosses de riches restent alors des gosses de riches. Ils se pavanent entre riches, dans des quartiers riches au bras d’autres riches. Alors que pour les nouveaux riches…c’est nouveau. C’est beau. On ne fait pas attention. On essaie, par tous les moyens de ce faire une place dans la cours des grands. C’est risqué, ça prend du temps, on doit jouer des coudes et se montrer le plus fort. La vulgarité ne sied guère chez les bourgeois. Pourtant, les nouveaux riches, souvent, font des enfants qui veulent tout ce qu’il s n’auront jamais pu avoir par le passé, qui détruisent tout ce qu’ils avaient et tente de faire du neuf là-dessus. Mais, comme de construire une maison sur un cimetière indien. Ce genre de comportement amène son lot de déchet. Et ce déchet sera le cœur de Hiro. Ce cœur qui va faire de lui l’instigateur d’un étrange trafic. Un trafic d’hybride, de cellule, d’organes d’hybrides. Non, sa richesse ne vient pas de là. Aemi…si.

Mais revenons-en à Yamato qui lui, pendant ce temps, coule des jours heureux dans son petit pavillon avec jardin zen à l’arrière, cerisier en fleur et petite famille. Car oui, même les rats ont le droit de se marier. Une petite femme jolie, ce qui pourrait surprendre, heureuse en ménage et amoureuse. Son mari est probablement en bon amant…mais ne faisons pas nos mauvaises langues et continuons. Yamato, coule donc des jours heureux auprès des siens, continuant, dans son laboratoire dont il était question plus tôt, de fabriquer ces poupées à taille humaine. Il les vent par paquet de dix. Tout le monde se les arrache. Malgré le prix, on les désire, car il fait du sur mesure. Et comme dans tous les domaines, le sur mesure, ça coûte cher. Comment s’y prend-il ? He bien pour expliquer cela, on en revient à Hiro Satô. Car bien que les deux hommes fassent semblent, lors de gala, de rencontre ou même lors de la transaction pour Aemi, de ne pas se connaître, se connaissent. He oui. Ce grand japonais, beau pour son âge avec une bonne santé et une éducation qui, bien que rudimentaire, soit exemplaire pour un nouveau riche, bien que Yamato soit tout le contraire de Hiro, ces deux-là se connaissent depuis le collège. Depuis l’âge, dirons-nous, de seize ou dix-sept ans. Mais ça, personne n’est censé le savoir.

Mais parlons de l’amitié qui lie les deux hommes. Hiro Satô et Yamato Tanaka. Vous verrez que ce n’est pas totalement inutile. Yamato, le professeur, est très différent de l’image que l’on se fait de Hiro, le nouveau riche. Et sans avoir besoin de remettre en avant les qualités de l’un, les défauts de l’autre, je pense que l’on peut décemment parler de « Totale opposition » « Jour et nuit »…tellement de terme qui convient pour décrire leur ressemblance. Lui, si beau, si riche, lui, si petit, si laid. Mais riche. Un point commun important dans une amitié durable, lorsque l’on parle de cette couche de la société. On ne saurait s’acoquiner d’un pauvre. Et un sans le sous ne peut aller avec un qui en a trop, mais qui, tout comme la cigale et la fourmi, ne saurait être partageur. Une bonne base à leur amitié donc, que ce seul point commun visible. Car le second, lui, n’est pas visible. Étant quelque peu malhonnête, ils n’iront pas le crier sur les toits. Pour comprendre ce second point commun, il va falloir revenir en arrière, au temps où nos deux protagonistes étaient encore au collège.

Yamato était ce que l’on appelle, le faire valoir de Hiro. Le petit moche que l’on trimballe partout. Soit pour se faire passer pour l’ami de tous, soit pour mettre en valeur sa beauté au côté d’un boiteux. C’est une chose qui existe depuis la nuit des temps, aussi, il ne faut pas être choqué par une telle approche des relations humaines. Et donc, nos deux compères étaient toujours fourrés ensemble, sauf lorsque Hiro se trouvait une copine et que Yamato s’effaçait pour ne pas avoir à tenir la chandelle. Cela ne durait rarement, Hiro était un bon vivant, un homme qui aimait les femmes, ou, devrait-on dire, un adolescent qui aimait ses comparses féminines. Enfin. Ce qui compte dans cette histoire, c’est cette amitié, ce lien. Il les unissait depuis leur rencontre tandis qu’ils devaient partager la même chambre dans un pensionnat proche de leurs écoles respectives. Yamato était en médecine vétérinaire, Hiro en économie. Ce n’était pas les mêmes filières, mais bien les mêmes ambitions et Yamato avait commencé à s’intéresser à ce mouvement. Les hybrides. Il en avait parlé sans grande conviction de se sentir écouté, à son ami Hiro, qui au contraire, fut totalement emballé et demanda d’autres renseignements. Le plan se mettait en route.

Yamato et Hiro grandiront et vieilliront avec la même ambition, bien que de nature différente. L’un voudra devenir le plus grand scientifique. Celui que l’on adule, celui que l’on respecte, celui qui gagne de l’argent grâce à ce qu’il fait, ce qu’il crée. Le second, lui, n’aura qu’une envie, devenir riche. Riche et célèbre auprès de la gente féminine, se faire des amis, même s’ils sont faux, être invité partout. Le duo idéal. L’ambition et le talent. La beauté et l’intelligence. A eux-deux, notre duo formait un tout parfait. Mais il manquait un ingrédient qui aurait pu en faire des gens bien. Il manquait quelque chose. L’humanité.

C’est Hiro, le premier, qui trouva le pourquoi et le pour qui ! « Rendre service à de riches clients. » Il fallait que Yamato fasse le meilleur afin de chercher une clientèle qui soit prête à débourser de coquettes sommes pour obtenir une des œuvres de Yamato. Il fallait vivre avec eux et comme eux pour savoir ce dont ils avaient le plus besoin. Pour Hiro, c’était chose aisé. Il était apprécié un peu partout, avait l’ami de l’ami du fils d’un ministre, voyageait énormément depuis ses vingt-et-un ans. Alors on décide que ce sera lui, celui qui s’occupera de tout ce qui a trait au marketing. Il sera le vendeur, Yamato le fabricant. Mais en tant que vendeur, Hiro fera aussi office de fournisseur. Un fournisseur de mauvaise augure, car s’il trouvait les meilleurs ingrédients, les meilleurs éléments, tout avait un prix. Et le prix était la vie de milliers d’hybrides. La vie de millier d’animaux. Trafic d’organes, trafic de cellules, trafic de cadavres. Hiro n’était pas connu pour être à cheval avec les lois, pour être un homme de principe. Yamato ? Tant qu’il avait de quoi faire ses recherches, il était heureux.

Lorsque Yamato s’est marié. Hiro n’a pas manqué de l’envier. Car la femme de Yamato n’était autre que cette fille qu’Hiro n’avait jamais pu avoir. Aussi, pendant un certain temps, probablement celui où Yamato se mit à l’œuvre pour offrir un cadeau à son ami, Hiro quitta le pays. Il se tourna vers la France, qui était un pays qu’il avait toujours apprécié. Pour sa culture, ses mœurs, ses françaises. C’est donc tout naturellement qu’il revint avec notre fameuse Valérie.

-Hiro, j’ai une surprise pour toi- sont les premiers mots qu’il entendra de son ami Yamato à son retour. – ça tombe bien, je devais t’annoncer quelque chose.- Hiro allait se marier avec la jolie et superficielle Valérie. L’artificielle française qui avait tout quitté pour le suivre. Yamato arriva à ce petit rendez-vous donné dans un café du quartier, vous savez, ces cafés si populaires qui poussent un peu partout comme de la mauvaise herbe ? A tel point que nous ne savons même plus quoi choisir et dans lequel allé. He bien Yamato est apparu à Hiro avec un panier dans les bras. Dans ce panier, un hybride. Cet hybride ? Aemi. –Qu’est-ce que tu devais m’annoncer ?- Je vais me marier dans deux mois.- Oh…- Il était heureux Yamato. Car Hiro avait été heureux, tout du moins d’apparence, lorsque son ami s’était lui-même fiancé.- Alors ? Qu’est-ce que c’est ? – Je crois que c’est ton cadeau de mariage !- Soulevant la couverture, Hiro fut surpris, puis émerveillé d’y trouver un chaton. Mais pas n’importe lequel –Maine Coon…-Mais tu es fou ! Ces chats coûtent tellement cher !- Ce n’est pas un chat…Hiro…du moins, pas un vrai chat- Tu veux dire…- Yamato acquiesce et Hiro s’empresse de lui demander de la transformer. Ou qu’elle le fasse d’elle-même. C’était compliqué, il n’y avait pas de bouton pour et il était probablement préférable de le faire ailleurs. Les deux amis prirent le chemin de la maison d’Hiro, où attendait la belle Valérie.

-Un Hybride ? Ici ? Dans notre maison ? Tu n’es pas un peu fou Hiro !- Elle pourra nous aider. Et puis flûte. Elle sera à moi. Rien qu’à moi. Tu auras ton chien, laisse-moi Aemi.- Ah parce qu’en plus tu lui as donné un petit nom !- Première vraie prise de bec dans le couple, devant un chaton qui attendait patiemment la suite et un Yamato un peu mal à l’aise d’être le centre de cette rixe entre les deux futurs mariés. Il espérait, en son fort intérieur, qu’on ne le prendrait pas à parti ou pire, qu’on ne rejetterait pas la faute sur lui. Lui qui pensait faire plaisir…- Je n’ai pas le choix n’est-ce pas !- Non. Elle n’avait pas le choix. C’était lui, le porte-monnaie, même si Valérie avait une famille puissante. Alors on se décide et Aemi reste. Aemi, cette Maine coon docile âgée de quelques années.

La vie d’Aemi commence assez difficilement. Si son maître était aimant et essayait de l’éduquer au mieux, celle qui aurait put être une maman s’avéra être une ennemie, puis, une rivale. Mais au départ et malgré son jeune âge, Valérie ne lui fit pas de cadeau. Elle la traita comme beaucoup de sa race, en esclave. Si Hiro n’était pas là, elle enfermait Aemi dans une pièce et ne la laissait sortir que quelques minutes avant l’arrivée de son mari. Cela dura le temps pour Aemi de devenir une jolie jeune femme. Car a partir de là, les désirs de Hiro à son égard changèrent. Elle passa du statut de petite fille que l’on éduque, à jeune femme que l’on veut. Aemi, aimante, se pliait au quatre volontés de son « monsieur » et commençait à nourrire à l’égard de Valérie une certaine réticence, une certaine…haine due à de la jalousie, de la possessivité, mais également une forme de vengeance pour tout ce qu’elle avait subi étant petite.

L’enfance d’Aemi se passa ainsi. Et cela dura jusqu’à ce qu’elle soit en âge de suivre Hiro dans ses déplacements. Des déplacements qui devenaient de plus en plus fréquent. Il va de soit que certains diront qu’il était homme à travailler beaucoup. D’autres que c’était pour se libérer l’esprit. La réalité était qu’il fuyait son foyer et une Valérie enceinte à la limite de l’insupportable. Alors il préférait argumenter et avancer des rendez-vous d’affaire, des voyages d’affaires, des rencontres importantes. Que faisait-il réellement ? Il s’offrait des vacances avec son hybride, se payait du bon temps et offrait à Aemi, en plus d’amour et d’éducation, de la culture. Il lui apprit à se tenir correctement, mais également à tenir une conversation quelle qu’en soit la nature. Il lui apprit plusieurs langues, fit son éducation sexuelle et Aemi apprit à lire et à écrire. Danser, chanter, en sommes, être capable de s’adapter et faire plaisir quelle que soit la demande. L’hybride était heureuse ainsi. Elle pensait que c’étati par amour et non par égoïsme que Hiro s’occupait ainsi d’elle. Elle avait, en son cœur, le secret espoir que le japonais quitte Valérie et reste avec elle pour toujours. Mais c’était sans compter sur la venue d’un petit garçon qui fit revenir Hiro au sein de sa famille et peu à peu se libérer de son hybride.

Avant la séparation, tout allait pour le mieux. Hiro était revenu auprès d’une Valérie qui allait accoucher d’un petit garçon en pleine forme et Aemi allait recevoir le titre de « babysitter » Valérie n’allait pas refuser une aide gratuite, sa rancœur envers la jeune créature s’étant quelque peu amenuisée avec la venue de ce bébé qui adoucissait les cœurs. Aemi, elle, n’avait rien contre le petit bout de chou, bien qu’elle fut, au départ, réticente lorsqu’elle dut commencer à s’occuper du petit humain. Sa réticence se voyait dans sa manière de porter l’enfant, de le tenir parfois loin d’elle, de le déposer. Délicatement, mais sans tendresse, dans son parc. Elle savait qu’il fallait être la meilleure pour faire plaisir à son maître, mais savoir pertinemment qu’elle était en train de le perdre. Hors, elle ne voulait pas le perdre. Pouvait-on parler d’amour ?

Amour, c’est ce mot que l’on utilise à tort et à travers. Avant, c’était un mot qui avait tout son sens et qui l’a perdu avec le changement de mœurs. Les gens font moins attention, sont plus vulgaires, plus impatient. On ne prend plus le temps de compter fleurette. On aime comme on a besoin de. Et Aemi avait besoin de son maître. Elle n’avait personne d’autre. Il était le seul qui ce soit occupé d’elle. Peut-on rêver de liberté alors qu’on n’en connait même pas les prémices ? Aemi est née esclave, a été créée comme telle, difficile alors de lui demander de ne pas l’être. Autant demander à un tigre de devenir Lion et se faire pousser une crinière. On est ce que l’on naît. C’est ce que disait souvent Hiro.

Pour en revenir à sa vie, son passé, Aemi devint une bonne babysitter et s’attacha fortement à l’enfant. Elle finit par se faire à l’idée qu’Hiro c’était quelque peu lassé d’elle et l’offrait à son fils pour son second anniversaire. Elle s’était faite à cette idée. L’idée que Valérie reprenne ses droits et sa place d’épouse, le fait qu’elle devienne l’animal de compagnie d’un bambin. Son amour pour Hiro, elle le plaça dans le petit bout d’homme, essayant de ne pas être triste et de tenir son rôle de « grande sœur » à la perfection. Ne pas décevoir. C’était ça le plus important. Et les années passèrent et le bébé devint un enfant. Un petit garçon caractériel et violent.

L’hybride avait sa propre chambre, jouissait d’un statut plus enviable qu’objet de famille. Elle était l’animal de compagnie, mais il faut savoir qu’un animal de compagnie est mieux traité que la plupart des hybrides. Depuis quelques temps, elle passait plus de temps sous sa forme animale, car le petit garçon devenait de plus en plus violent avec elle, sous sa forme humaine. Certains trouveraient cela idiot. Avoir peur d’un être beaucoup plus petit que soi. Mais lorsqu’on naît avec des attributs animaliers, quoi qu’il arrive, ce sera nous, les fautifs. Personne d’autre. Nous. Alors on encaisse. Et c’est ce que faisait Aemi qui finissait par trouver la fuite sous forme de chat, les coups devenant caresse, ses silences de douleurs, ronronnement. Cela dura…jusqu’à ce qu’elle fut en âge d’avoir ses propres enfants.
Nous n’avons guère pris de nouvelles du docteur Tanaka. Il va bien. Il vit toujours avec sa petite et jolie femme. A de beaux enfants malgré sa propre laideur, vit dans une plus grande maison. Il n’est pas resté en contact avec Hiro. L’amitié, ça va, ça vient, parfois ça ne revient pas. Pour les deux hommes, ça ne pouvaient revenir. Car si l’affaire marchait bien, ils n’avaient jamais, finalement, été assez proche pour se targuer d’une amitié sans faille. Alors le temps les a éloigné, sans glisser de rancœur ou de haine dans leur cœur. Ils ont juste commencés à creuser un écart entre eux, avant de se rendre compte que le trou était trop large pour sauter par-dessus et de faire avec. Être adulte c’est savoir se détacher sans douleur.
Mais lorsqu’Aemi fut en âge d’enfanté, Hiro reprit contact avec Yamato. Il fallait profiter d’une hybride de qualité et trouver un bon mâle reproducteur afin d’avoir des enfants qu’ils pourront vendre au plus cher. De la marchandise de luxe. Tout fut mis en place pour que ça se fasse et que Hiro en ressorte gagnant. On présenta un beau mâle à la jeune femme, qui, bien que réticente, du s’y plier et accepta de se faire ensemencer pour Hiro qui semblait à nouveau s’intéresser à elle. On réitéra l’expérience autant de fois que possible, avant de se rendre à l’évidence : Aemi était une créature stérile.

Avez-vous déjà eu des jouets ? Enfant on en a souvent plus que ce avec quoi nous pouvons jouer. Des caisses remplies, des armoires blindées, des bibliothèques garnies. On joue avec nos jouets préférés. On laisse trainer, la maman s’énerve, menace de tout jeter. Alors on se dépêche de tout cacher sous le lit, sous le grand tapis, dans les buffets. Et un jour, on est trop vieux pour jouer avec certains de nos jouets. Alors maman propose de faire un vide grenier. Histoire de se faire un peu d’argent de poche en plus de se débarrasser des jeux encombrants de notre enfance. C’est toujours amusant de jouer au vendeur. Alors on trie, on se pose devant une grande boîte et on y met les vieux jouets dont on aura plus l’utilité, faisant de la place pour de nouveaux jouets, jetant les cassés. Aemi fut ce jouet.
Oh non. Pas celui que l’on jette. Elle n’était pas cassée, juste abimée. Alors on pouvait la vendre cher, vanter son éducation, la qualité de sa race, omettre le petit détail de l’infertilité. Après tout, cela ne se voit pas et sa beauté prime avant tout. On ne demandera pas l’avis de la jeune fille. On se contentera de lui coller une étiquette « A vendre » et de l’emmenée chez Yamato Tanaka. Elle y passera quelques nuits, avant d’être transportée jusque dans un magasin assez réputé qui veut bien tenter de la vendre. On vente ses mérite, sa taille, sa beauté, son pelage. On la vend chère. Parce qu’elle vaut beaucoup d’argent. Mais au fond, elle sait pertinemment qu’elle ne vaut pas grand-chose. Qu’elle n’est qu’un jouet qu’un enfant vend dans un vide grenier, qu’un autre enfnat va acheter et revendra plus tard, lorsque lui aussi se sera amusé avec. Le seul espoir qu’il reste à Aemi est que le prochain enfant ne la casse pas. Car alors, elle ne sera pas mise dans la boîte avec marqué au feutre rouge «  A vendre » mais dans ce sac poubelle, entre les bras de poupée, les voitures sans roues, les robots dont les yeux ne s’allumeront plus.



Votre définition d'un hybride

Jouet pour adulte, peluche géante, les hybrides sont des êtres créés pour la servitude et le plaisir des autres, des "HUMAINS". Qu'ils soient dociles ou non, on ne les traitera pas tous de la même manière. Certains voyant le côté animal, d'autres celui, plus humains. Quelle est la meilleure manière de voir les choses ? Aucune. Ce sont des être vivants, donc à respecter. Mais aller faire comprendre cela à ceux qui ne sont pas capables de se montrer du respect envers eux-même. Respect les autres si tu veux être respecter "Oui, mais les hybrides ne font pas, ne peuvent pas être considéré, car ce sont des objets" Ainsi est la réponse que l'on donnera et elle est déplorable.






Et derrière l'écran ?


    PSEUDO : Ama-sama
    ÂGE : 23 ans
    COMMENT T'ES ARRIVE LA ? Par le biais de l’amie d’un ami
    AVIS SUR LE FORUM :Cela me perturbe…d’avoir le design totalement sur la gauche de mon écran ._.








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Dernière édition par Aemi Satô le Mer 26 Fév - 23:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Aemi Satô || Today I'm Dirty, want to be Pretty...   Jeu 23 Jan - 17:31

Bienvenue et bonne chance pour la suite ^^

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MessageSujet: Re: Aemi Satô || Today I'm Dirty, want to be Pretty...   Jeu 23 Jan - 20:36

Merci beaucoup ♥
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MessageSujet: Re: Aemi Satô || Today I'm Dirty, want to be Pretty...   Jeu 23 Jan - 22:47

Yeah ! Welcome Chaton~
Je ne peux pas être plus ravi, Nety is back et toi aussi !
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MessageSujet: Re: Aemi Satô || Today I'm Dirty, want to be Pretty...   Jeu 23 Jan - 22:55

~We're come back baby ~ ♥
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MessageSujet: Re: Aemi Satô || Today I'm Dirty, want to be Pretty...   Lun 10 Fév - 11:37

Bonjour(soir)

Je voudrais juste prévenir. Je n'oublie pas mon personnage, ma fiche est même en train d'avancer gentiment sur Word. En ce moment c'est un peu la folie, je n'arrive pas trop à me connectée ._.' entre bug internet, logiciel et cosplay, je me perds un peu. Mais j'essaie d'avancer. Cela dit, je ne posterai qu'une fois terminer, parce que quand je vois qu'à chaque fois que je poste je dois TOUT redécaler, ça me soule. Autant tout faire d'un coup (Appelez ça de la mauvaise foi ou de la flemme, comme vous voulez, mais ça me soule xD) Donc voilà...

Juste pour prévenir. Je serai de retour (officielle on va dire) d'ici lundi prochain. Merci de votre patience (Si vous passez par ici ^ ^) et encore désolé ><

EDIT: J'ai terminé l'histoire et je posterai le physique, le mental et le reste dans la soirée probablement, au pire, dans la nuit ou encore demain ^ ^
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MessageSujet: Re: Aemi Satô || Today I'm Dirty, want to be Pretty...   Ven 14 Fév - 21:57

Je triple poste. Ce n'est pas drôle. Mais je n'ai pas le choix. Je demande une ou deux semaines de stand-by. Mon ordinateur m'a lâché et je dois attendre. Attendre. Attendre. Je pourrais faire ma fiche, mais sur un téléphone, c'est pas le top. Surtout quand on aime écrire. Je pourrais le faire sur papier et tenter de scaner à mon retour, mais je vais vous dire...non c'est impoli.

Alors je demande encore pardon et demande ce stand-by. je ne sais pas si je dois poster dans absence. Si jamais mon absence dure et que vous voulez des précisions, demander à Netyrianna de vous donner de mes nouvelles ♥ Je m'excuse. Le karma ne m'aime pas.
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MessageSujet: Re: Aemi Satô || Today I'm Dirty, want to be Pretty...   Sam 15 Fév - 13:44

Y a pas de problème Aemi, reviens vite surtout

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BOUYAH:
 
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MessageSujet: Re: Aemi Satô || Today I'm Dirty, want to be Pretty...   Sam 15 Fév - 15:12

Merci beaucoup. Je ferai de sorte de venir donner des nouvelles de temps en temps, histoire de dire que je ne suis pas morte et dans quel état je me trouve psychologiquement (sans ordi...c'est comme de retirer ses bouteilles à un alcoolique) ♥ See you soon.
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MessageSujet: Re: Aemi Satô || Today I'm Dirty, want to be Pretty...   Lun 3 Mar - 23:12

Bienvenue en retard parmi nous et je vois que ta fiche est terminer.

Je passerais la lire demain après midi durant l'aprem lorsque je ne serais pas au travail. Après tout je suis de 8h-14h30 et je reprend à 18h45 comme je suis dans la restauration.

Sinon ne t'inquiète pas si je passe sur les autres fiches avant toi. Elle sont très certainement moins longue que la tienne et ce soir je suis un peu dans le chou.

De plus j'ai envie de prendre mon temps sur ta fiche, car elle m'a l'air vraiment chouette ^^

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MessageSujet: Re: Aemi Satô || Today I'm Dirty, want to be Pretty...   Jeu 13 Mar - 10:06

Désolé, je passe une semaine plus tard D:. Alors voila ! Ta fiche est très bien aérer, je ne vois pas de fautes ou alors mes yeux me joue de mauvais tours. Pour ma part, j'ai adoré ta fiche de la tête au pied ! C'est vraiment agréable de voir une fiche aussi bien construite et qui relate la vie d'une personne en plus dans l'histoire.

Je te valide donc avec grand plaisir !

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MessageSujet: Re: Aemi Satô || Today I'm Dirty, want to be Pretty...   Aujourd'hui à 21:35

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Aemi Satô || Today I'm Dirty, want to be Pretty...

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