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 Allez, montre-moi ce que tu sais faire [PV Yume]

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MessageSujet: Allez, montre-moi ce que tu sais faire [PV Yume]   Sam 13 Avr - 9:25

Durant un temps, Tomas suivit l’évolution de la néko du regard. Restant auprès de sa portière toujours close, il parvint à déceler cette manière si particulière qu’elle avait d’approcher, et à lui trouver de nouveau un petit quelque chose de félin. Quoi de plus normal, finalement ?
Toujours est-il qu’il ne put faire autrement qu’attendre qu’elle soit installée pour faire de même. À lui, le poids massif des portes du véhicule ne posait pas de souci. La voiture, dans son ensemble, était d’une composition qui lui convenait fort bien. Notamment du fait de sa résistance, de son côté imposant et de la place qu’il avait à l’intérieur. Son engin pouvait servir à toutes sortes de choses. Pourtant, cette jeune fille qui y montait était, en quelque sorte, une exception à la règle. Elle ne faisait pas les choses comme il avait coutume de les voir faire. Elle s’adressait à lui ainsi… habituellement, ce genre de propos l’eut fait froncer les sourcils. Un peu comme à présent, en fait. Sauf que là, il ne pouvait certainement pas ne pas répondre. À moins que…
Refermant sa portière, il jeta un coup d’œil dans le rétroviseur central, vit celle aux longs cheveux tirant sur le mauve, modifia un peu son inclinaison pour l’avoir bien de visu et reposa ses yeux devant lui.

« Ceinture. »

Ce n’était pas tant pour la sécurité de son hôte que pour le prix qu’il venait de payer en l’acquérant. Comme s’il pouvait se permettre de jeter l’argent par les fenêtres… il n’en était pas encore là. Cette petite serait l’occasion de gagner du temps et d’optimiser ses rentrées financières. Nul doute. Maintenant qu’il y songeait, la raison pour laquelle il cherchait un animal comme elle lui revenait. Il n’y avait pas besoin de chercher cinquante ans, vu sa propre fonction et celle qu’elle pourrait avoir.

« Tu me sembles bien impétueuse pour une gamine qui sort à peine de sa cage… »

Dit-il en regardant dans ce petit rectangle de glace qui lui donnerait maintes fois l’occasion de voir derrière lui sans prendre la peine de se retourner. Il est vrai qu’elle avait osé lui offrir ce sourire sans même prendre le temps de réfléchir à ses paroles. Elle l’avait questionné et… il allumé le contact. Le bruit de ce monstrueux moteur se fit maintenant entendre. Japonais. Pas un suédois comme lui, plus souple et fait pour durer. Un moteur nippon, avec tout ce qu’il voulait démontrer comme puissance. Le reflet d’une pauvre nation isolée, en prise avec elle-même, pleine de forces contradictoires.

« Tu n’as pas besoin d’en savoir plus sur moi. Pas pour l’instant. Combien de temps tu es restée enfermée ? »

Chaque fois, bien qu’il conduise, il s’offrait le luxe de regarder sa petite protégée dans le miroir pendant une poignée de secondes. Et chaque fois, il détaillait un soupçon de ses traits, de sa coiffure, de ses expressions qu’il lui faudrait apprendre à reconnaître. Dorénavant qu’ils quittaient les environs de l’animalerie, ne lui restait plus qu’à trouver son hôtel. Il n’était pas bien loin, et deux minutes de route leur permettrait de le rejoindre. Mais, comme dans toute grande ville, le plus ardu restait de se garer. C’est ainsi qu’il sortit quelques billets de sa veste le temps d’attendre au feu suivant. Evaluant rapidement la somme, il roula encore deux ou trois cents mètres avant de s’arrêter à hauteur d’un magasin. Assez luxueux, visiblement. Leur gîte pour ce soir était dans le même quartier, mais il se tourna là vers Yume.

« Tiens. Va t’acheter quelques trucs à te mettre. Et des chaussures. Je te rejoins dès que je trouve une place pour me garer. »

Son regard s se fit insistant. Sa main tendait la liasse à destination de la jeunette. Son autre restait sur le volant, prête à reprendre la route pour ne pas gêner plus longtemps la circulation. Pouvait-il faire confiance à l’hybride pour qu’elle trouve quoi acheter et l’attende ici le temps qu’il revienne ? Peut-être. Là n’était pas la question, de toute façon. Il attendait juste qu’elle ouvre cette fichue porte, descende et fasse ce qu’il voulait.

« Allez. »

Dans trois minutes il serait là, grand maximum.
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MessageSujet: Re: Allez, montre-moi ce que tu sais faire [PV Yume]   Sam 13 Avr - 15:24

Alors comme ça, tu as assez confiance en moi pour me laisser seule ?

[PV Tomas Andersen]


Tandis que Yume examinait minutieusement l'habitacle, elle remarqua que son maître ajustait son rétroviseur afin de l'avoir complètement dans son champs de vision. C'était dérangeant, à vrai dire, mais il est normal qu'il veuille la surveiller. Elle pourrait très bien essayer de s'échapper ou essayer de lui faire du mal. Il lui intima d'attacher sa ceinture, et elle obéit docilement. Après tout, elle tenait à sa vie. Ce serait idiot de mourir dans un accident de voiture, vraiment.

Tiens donc, il la trouvait impétueuse. Était-ce par rapport à sa question ? Probablement. Aussi ne fut-elle pas surprise quand il lui annonça qu'il ne répondrait pas. Elle aurait bien l'occasion d'en apprendre plus, plus tard. Peu lui importait à vrai dire, elle avait échappé à la question principale. Mais il lui en posait désormais une autre, à laquelle elle répondit sans vraiment réfléchir.

« - Un mois. »

Elle aurait pu développer, mais elle n'en avait pas la moindre envie. Détournant son attention du grand homme, elle dirigea son regard vers l'extérieur en agitant les oreilles. Elle pouvait entendre les oiseaux chanter, même à l'intérieur de la voiture. Et, Dieu sait qu'elle aime entendre ces nombreux volatiles siffler. Elle fut troublée lorsque le moteur se mit en route, un en vent de panique traversa son regard. On ne pouvait pas lui en vouloir, elle n'avait que très peu eut l'occasion d'utiliser ce moyen de transport, et encore moins d'assister au démarrage d'un moteur si puissant. Enfin, son maître démarra.
Le trajet ne fut pas très long, au grand soulagement de Yume. Être bloquée dans un endroit si étroit ne lui plaisait pas plus que cela, et un soupire s'échappa de ses lèvres quand elle sentit l'engin ralentir pour finalement s'arrêter. Elle jeta un coup d'oeil au dehors, mais fut surprise de voir une allée parsemée de petites échoppes en tout genre. Était-il donc bien marchand ? Le magasin devant lequel ils s'étaient arrêtés était visiblement spécialisé dans les vêtements et autres prêts-à-porter. Marchand de vêtements ? Cela correspondait très peu au profil qu'elle se faisait de lui. Mais elle fut d'autant plus surprise quand une liasse de billets vint s'agiter sous son nez. Elle loucha quelques instants dessus avant de regarder le conducteur.

C'était donc ça ! Il voulait simplement que Yume aille acheter une tenue plus décente. Elle le regarda quelques instants dans les yeux, sans gêne. Elle sondait cet excès de confiance qu'il lui portait, et qui aurait pu lui coûter cher si Yume n'était pas si ravie de pouvoir s'acheter des vêtements. Aussi prit-elle l'argent en le remerciant d'une signe de tête, avant de pousser avec difficulté la porte de la voiture qu'elle referma derrière elle une fois sortie. D'ailleurs, elle ne prêta pas plus attention à celle-ci et baissa les yeux sur l'argent qu'elle tenait entre ses mains.
Visiblement, ce n'était que des morceaux de papiers imprimés. Mais elle connaissait l'argent ainsi que sa valeur. Et là, dans sa main, c'était une somme relativement grosse qu'elle tenait. Autant dire qu'elle avait de quoi faire.

De sa démarche habituellement féline, elle rentra dans le magasin. Son état lamentable attira le regard d'une vendeuse qui s'approcha d'elle avec un air répugné, mais Yume la renvoya d'un geste de main, lui montrant les billets de l'autre. Agacée, elle ne s'approcha pas plus, et Yume se faufila entre les rayons.
Elle ne cherchait rien en particulier, mais attrapait sur son passage tout ce qui lui plaisait. Du blanc au noir en passant par toutes les nuances de violet, elle prit dans ses bras toutes sortes de robes, de tuniques, et d'ensembles. Elle crut bon aussi de prendre quelques sous-vêtements, doutant du fait que son maître en ait à sa disposition. Elle passa rapidement devant les chaussures, et attrapa rapidement une paire de ballerines blanches. Un panier qui se trouvait là lui permit de reposer ses bras en posant toutes ses affaires dedans, et elle se dirigea vers une des caissières en regardant distraitement autour d'elle. De nombreux clients s'étaient arrêtés pour murmurer sur son passage.

Il était vrai que c'était peu commun de voir une hybride seule et sale faire ses emplettes dans un magasin si luxueux. Mais, peu importait. Elle posa sur le comptoir tout l'argent qu'elle avait, n'en récupérant au final qu'une infime partie. La vendeuse prit soin d'emballer ses affaires dans trois grands sacs, que Yume porta avec difficulté. Elle se rendit dans une cabine d'essayage et enfila une simple robe blanche, accompagnée de ses chaussures, puis ressortir rapidement afin de se diriger vers l'entrée de l'établissement. Une fois ses cheveux soignés, elle serait enfin parfaitement présentable.

Son regard parcourut la rue bondée où elle avait du mal à discerner quoi que ce soit. Où était son maître ?
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MessageSujet: Re: Allez, montre-moi ce que tu sais faire [PV Yume]   Sam 13 Avr - 16:06

Il avait pris son temps. Rien ne pressait, et certainement pas de retrouver sa néko. Tomas ne s’était jamais occupé de se plier aux exigences de quiconque, d’où le fait qu’il répugnait tout à fait à l’idée de se dépêcher pour cette gamine. De plus, elle lui appartenait, non pas l’inverse. S’il l’avait choisit, ce n’était pas pour rien. Il fallait qu’elle lui apporte un « plus » et ne constitue évidemment pas un frein. Telle était la raison principale de son possible retard. Sans être lent, elle devait avoir terminé ses courses lorsqu’il arrivait. D’ailleurs, il vit bien que c’était le cas. Garé à cent mètres de là, il avait eu le temps de retrouver le magasin, d’y entrer, et se trouvait maintenant derrière l’hybride. Enfin, à une poignée de mètres près, puisqu’elle passait en caisse. Sans parvenir à la rattraper avant qu’elle ne paye et sorte, il n’avait pas pour autant essayé de le faire. Simple envie de la voir faire seule et de vaguement surveiller sa manière de faire. Au final, il franchirait la porte pour rejoindre la rue. À moins qu’il ne la laisse encore un moment en autonomie. Peut-être serait-elle tentée de s’enfuir, maintenant. Devait-il prendre ce risque ? Ou bien, fallait-il qu’il attende de pouvoir la prendre en flagrant délit de désobéissance ?

« Eh bien… en voilà du changement. N’est-ce pas un peu trop ? »

Visiblement, elle lui paraissait un peu trop chic et humaine, maintenant. Parce qu’elle s’était changée et avait presque l’air d’une jeune fille de bonne famille, il se demanda s’il n’y avait pas là un problème. Avoir avec lui une hybride comme elle, quasiment drapée de soie, constituait en soi une déviance à l’image qu’il avait toujours eu de ces créatures.
Néanmoins, il n’en dit pas plus. Arrivant derrière elle, il avait pu, et pouvait encore, la scruter des pieds à la tête et recommencer. Son allure n’était pas repoussante, loin de là. Elle donnait l’impression de pouvoir se mêler à la foule des hommes et des femmes, tout en ayant des attributs félins difficilement camouflables. Une queue cachée sous la longueur de la robe attirait les yeux de son maître, mais ce fut tout.

« J’imagine que tu n’as pas en tête de te faire passer pour une humaine, n’est-ce pas ? »

Il arriva maintenant auprès d’elle pour venir placer ses doigts sous son menton et lui relever délicatement la tête. D’un geste de la sienne, il appuyait sa question. Mais bientôt, il la relâchait et posait sa main sur la hanche de la jeune chatte, puis sur son bassin, à même ses fesses, comme pour vérifier la teneur de ses formes voilées de tissu.

« N’oublie jamais ce que tu es. Qu’importe les apparats, l’argent, le luxe, le sommeil et tout ce que je te donnerai. N’oublie jamais que tu es une chatte, que tu es à moi, et que personne ne peut te toucher sans mon autorisation. De qui t’appartient est là » indiqua t-il en lui tapotant doucement le crâne de son index. « Mais c’est bien de ça que j’ai besoin que tu utilises pour moi. »

Il l’observa longuement, après ces dires. La foule était étonnamment disparate, mêlant hybrides et humains d’une manière assez invraisemblable. Pour chaque mi-animal, il devait bien y avoir trois individus de sa race. Mais plus les années passaient, et plus la tendance tendait à s’inverser. Que serait-ce dans dix ans ? Un pour un ? Voilà qui présageait qu’il aurait encore et toujours du boulot.

« Sans parler de ton corps... »

Termina t-il, après un dernier coup d’œil pour elle. Il regardait ici et là, pour se focaliser sur sa droite et la route à suivre. Ce serait par là. Il attrapa donc le poignet de sa protégée et l’entraina à sa suite, au milieu des ombres et des bruits, pour ne la libérer de son étreinte que plus tard, quand il le jugerait utile.
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MessageSujet: Re: Allez, montre-moi ce que tu sais faire [PV Yume]   Dim 14 Avr - 23:54

C'est moi que tu dois traîner, mais moi, ce sont ces sacs que je traîne ...

[PV Tomas Andersen]


Lorsqu'il l'avait interpellée, elle avait sursauté. D'une, elle n'avait pas l'habitude de se retrouver dans un endroit tellement bondé, et ne pouvait identifier son maître ni par le bruit, ni par l'odeur, ce qui rendait la tâche difficile. De plus, il était arrivé derrière elle. Mais elle avait reconnu le timbre particulier de sa voix, et c'est justement pour ça qu'elle avait sursauté.
Au fond, elle avait un peu peur de se faire disputer. De se faire taper sur les doigts, en somme. Elle avait utilisé beaucoup d'argent. Mais après tout, il ne lui avait pas donné de limites. Un peu trop, disait-il ? C'était fort possible. Plutôt probable, même. Était-ce le fait qu'elle soit habillée de façon convenable qui le choquait ? Elle haussa les épaules en réponse, tout en continuant de réfléchir rêveusement. Il ne se doutait probablement pas que son père était une personne plutôt aisée, et qu'elle avait l'habitude de mettre des vêtements de ce genre. Alors, pour cet homme qui ne l'avait vu qu'avec des vêtements sales et déchirés, ce devait probablement faire un choc. Et sincèrement, peu lui importait.

« - Vous savez, ces vêtements-ci ne sont pas différents de ceux que je portais auparavant. Avant que je me fasse capturer, j'entends. Je suis issue d'une famille aisée. Mais si ils ne vous conviennent pas, je vous laisserait choisir pour moi, la prochaine fois. »

Yume rit intérieurement. Quelque chose dans sa phrase affirmait clairement qu'elle se sentait encore libre de ses choix, bien qu'elle ne l'était certainement pas et qu'elle n'aie fait que de profiter un peu trop de cette opportunité que lui laissait son maître. Néanmoins, aucune amertume, aucune ironie n'étais discernable dans sa voix, tout simplement parce qu'elle n'en utilisait pas. Elle oscillait encore entre la soumission et la rébellion.

Elle, se faire passer pour une humaine ? Certainement pas. Elle n'avait pas honte d'être hybride, et n'essayait pas le moins du monde de le cacher. Sinon, elle se serait arrangée pour mettre quelque chose sur sa tête, histoire de couvrir ses oreilles bien visibles, ou bien elle aurait fait en sorte de cacher sa longue queue. Mais il n'en était rien.
Son maître s'approcha et lui fit relever la tête avec douceur. Yume se laissa faire, une nouvelle fois. Après l'avoir longuement fixée, cette main à la fois dure et douce vint se poser sur ses hanches puis glissa jusqu'à ses fesses, sans susciter autre réaction que de faire se dresser les oreilles de la neko.
Et maintenant quoi, une sorte de sermon ? Ou bien peut-être une simple énonciation des règles qu'elle aurait à apprendre afin de vivre convenablement avec cet homme ? Homme qui semblait d'ailleurs vraiment possessif. Ainsi donc, il n'y avait que sa tête qui appartenait encore à la jeune chatte ? Soit. L'homme ne semblait pas mauvais, et sans lui remettre entièrement sa vie entre ses mains, Yume se laisserait guider, pour le moment du moins. Pas complètement. En partie, juste.

Aussi ce ne fut qu'avec une légère réticence qu'elle se laissa emmener, son maître l'attrapant par le poignet. Elle n'avait pas souhaité lui répondre. Le regard empli de défi, teinté de respect en avait probablement dit long sur ses pensées à ce sujet. Étant donné qu'il la tenait par le poignet, elle pouvait toujours tenir ses sacs encombrants, avec plus de difficultés tout de même.
Elle trébucha quelques fois, puis finit par tirer sur la main possessive, intimant à son maître de s'arrêter. Ses doigts rouges indiquaient que les lanières des sacs lui lacéraient les mains depuis quelques minutes, interrompant la circulation de son sang de manière désagréable. Elle posa ses achats à ses pieds et agita les mains, léchant ses doigts du bout de la langue pour apaiser au mieux la douleur.

« - Excusez-moi, mais je n'ai pas encore reprit assez de force pour courir et traîner ces sacs en même temps, pour le moment … Pourriez-vous m'aider, s'il vous plaît ? »

Elle avait taché de se montrer polie et aimable, était donné que c'était un bien gros service qu'elle demandait. Elle s'attendait à essuyer un refus qui ne serait absolument pas étonnant. Après tout, pourquoi s'abaisserait-il à porter les affaires de son esclave ? C'était une excellente question. Yume se baissait déjà pour reprendre ses sacs.
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MessageSujet: Re: Allez, montre-moi ce que tu sais faire [PV Yume]   Lun 15 Avr - 20:41

Il fallut un moment pour que Tomas s’arrête. D’une, parce qu’il n’avait aucune raison de s’empêcher de fendre la foule pour gagner un lieu plus propice aux échanges et autres inclinaisons ; de deux, parce qu’il ne lui convenait pas de céder aux foutus caprices de cette hybride fraîchement acquise. Aussi, après avoir senti deux ou trois fois qu’elle voulait qu’il se stoppe, ses sourcils se froncèrent, son front se plissa, sa langue claqua contre son palet. Un son de mécontentement en jaillit, alors qu’il libérait le poignet de la néko et s’immobilisait enfin.
Durant un temps qui devait paraître une éternité, il resta exactement ainsi. Figé. Ses prunelles bleues scrutèrent la fillette sans ciller. Son regard semblait la transpercer alors qu’il voyait ses petites manigances, ses petits droits meurtris, sa voix parvenant à ses oreilles malgré le bruit intempestif de la civilisation humaine.

« Voudrais-tu que je te fasse mal ailleurs pour te faire oublier de te plaindre ? »

Sa voix à lui n’était pas violente, ni réellement brutal. Néanmoins, sa question revêtait une ironie qui n’avait rien de bien sympathique. Surtout qu’il ne l’accompagnait d’aucun sourire. Seule la constance de son observation pouvait être soulignée. Probablement sa posture, aussi, relevée, droite, haute, pour voir cette petite chose qu’il avait récolté et regrettait presque déjà. Non, il ne pouvait s’en vouloir de l’avoir achetée. C’est juste qu’elle n’agissait encore comme il l’attendait. Et sûrement ne saurait-elle s’y prendre que dans bien des jours encore, sinon des semaines, des mois…

« Peut-être que l’art du silence et celui de la bêtise sont trop dissemblables pour que tu puisses les identifier clairement… »

Ses yeux, enfin, se baissèrent. Il attrapa les sacs de son regard océan, mais aussi de ses mains bien plus puissantes que celles de la féline. Il chopa trois sacs plastiques entre ses doigts et s’en retourna, laissant le reste à sa suivante. Déjà, il allait repartir dans la foule, quand quelques mots ressortirent d’entre ses lèvres.

« La prochaine fois, évanouie-toi directement et plains-toi après. On gagnera du temps, et moi mon argent. »

Sans lui demander son avis, il reprit sa marche, parcourant bientôt un trottoir sur toute sa longueur, puis un autre. Il passa devant sa voiture sans la prendre. Son but était tout autre. Un logis. Un hôtel. Un endroit pour poser tout ce bazar et revenir dormir plus tard. Parfois, il jetait des regards par-dessus son épaule, comme pour chercher à savoir si la petite le suivait toujours. Mais il se doutait que c’étai t le cas. Nul ne lui faussait compagnie. De toute manière, si elle comptait le faire, il remuerait ciel et terre pour la retrouver. Pour le moment, elle ne connaissait sans doute pas ses façons de faire – pour ne pas dire de travailler – mais le temps lui en apprendrait beaucoup rapidement. Son luxe à lui, son travail, c’était une gestion des minutes qui passent. Les heures donnent le pouvoir de manipuler l’espace et d’en faire ce qu’on en veut. Comme là, par exemple, il arrivait au pied d’un magnifique hôtel. Ne restait qu’à voir si l’hybride suivrait jusqu’à la reception sans broncher.
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MessageSujet: Re: Allez, montre-moi ce que tu sais faire [PV Yume]   Mar 16 Avr - 13:49

De toute manière, cela t'importe peu.

[PV Tomas Andersen]


Voilà qui était fait, elle ne s'attendait pas à mieux. Le ton sec de son maître lui fit bien vite reprendre conscience de sa condition d'esclave, que cela lui plaise ou non. Ah, vraiment, il la prenait pour une idiote. Bien entendu qu'elle savait différencier le silence et la bêtise, mais n'était-ce pas une bêtise que de garder le silence ? Vraiment, si elle avait gardé tous ces sacs plus longtemps entre ses doigts fragiles, ils en auraient été d'autant plus meurtris, et elle n'aurait pu exécuter correctement les futures tâches qui lui seraient confiées. Mais, à quoi bon expliquer cela à cet homme là ? C'était inutile. Il ne devait pas avoir conscience du fait qu'elle n'était qu'une gamine pas vraiment taillée pour les épreuves de force physique. Mais après tout, ces sacs qu'elle portait, étaient pour elle. M'enfin.

Elle prit le dernier sac que son maître lui laissa avec un soupir reconnaissant, mais dressa les oreilles quand le blond lâcha sa remarque d'un ton sarcastique. S'évanouir d'abord, se plaindre ensuite ? C'était idiot. Autant rester consciente et se faire aider, cela permettrait d'avancer plus vite et plus efficacement. Si il estimait qu'elle était inutile au point d'être dispensable, pourquoi l'avoir achetée ? Ah, vraiment, elle ne comprendrait jamais les hommes. Elle retroussa ses lèvres dans un sourire carnassier, mais son maître était déjà repartit. Elle le suivit sans faire de manière, grognant intérieurement. La prochaine fois que quelque chose n'ira pas, elle ne dirait rien. Mais si elle se retrouvait incapable d'accomplir une autre tâche, elle sourirait. Elle avait probablement un instinct de survie plus développé que cet homme, voilà tout. En tout cas, elle ne se fatiguerait pas à lui répondre. Les rapides inspirations et expirations qu'elle prenait afin de garder le rythme lui écorchaient la gorge.

Elle fut étonnée de ne pas le voir se retourner pour vérifier qu'elle marchait bel et bien sur ses talons. Trop de confiance en lui, certainement ? Ou bien trop de confiance en elle ? Elle se serait bien enfuie rien que pour lui apprendre à ne pas être trop sûr de lui, mais elle était éreintée. Elle souhaitait juste pouvoir se reposer, et une course-poursuite dans ces rues bondées n'arrangerai rien à son état physique. Mais finalement, il n'était qu'un homme. Quand elle le décidera, elle pourra aisément s'échapper. On ne retrouve pas si facilement un chat qui a décidé de rester tapis dans l'ombre.

Elle traînait volontairement derrière lui, gardant un mètre ou deux de distance. Son regard, fixé sur sa nuque, était hargneux, et elle ne cillait pas. C'était là sa manière personnelle de faire savoir son mécontentement. Sa queue était dressée dans son dos, oscillant à peine au rythme de ses pas, et ses oreilles s'étaient écrasées sur son crâne. Elle ne le comprenait pas. Pas encore.

Finalement, il ralentit. Yume qui s'attendait à arriver devant la demeure de son maître fut surprise de trouver un hôtel en face d'elle. Alors comme ça, il dormait à l'hôtel ? Soit sa véritable habitation se trouvait trop loin pour faire le voyage pour le moment, soit il n'en avait pas encore et squattait l'hôtel en attendant. Et à vrai dire, peu importait. Yume se mit à le suivre de plus prêt, reprenant son regard et sa position agressive. De toute manière, elle doutait fort que son maître dirige un quelconque regard vers elle, alors elle pouvait bien au moins faire ça. Ça la défoulait.
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MessageSujet: Re: Allez, montre-moi ce que tu sais faire [PV Yume]   Mar 16 Avr - 23:02

Enfin, ils étaient arrivés. Mais, pour autant, ils n’étaient pas au bout de leurs peines. Le maître, surtout. Car, en dépit de son rôle soi-disant supérieur, il ne disposait, tout au plus, que d’une responsabilité plus grande et du devoir de s’occuper de sa nouvelle acquisition. Yume avait l’air d’une gentille petite gamine. Ou d’une sale mioche. Ou d’une espèce de sauvageonne qui n’en fait qu’à sa tête. À moins que ce ne soit les trois options simultanément.
Toutefois, pendant qu’il la regardait, quelque chose le fit tilter. Notamment parce qu’il s’aperçut qu’il n’était pas le premier à choisir d’agir ainsi. Ce n’était pas vraiment lui qui observait la néko, mais l’inverse. Durant tout le trajet, semblait-il, elle avait eu le regard sur lui. Et si elle n’était pas partie, cela voulait certainement dire qu’elle s’était posée tout un tas de questions en quelques cinq cent mètres. Cinq bonnes minutes de réflexion. Pas mal pour un chat.

« Une chambre avec salle de bain, toilettes, bar et lit-double. »

Avait-il fini par dire, quittant son œillade de la petiote pour rejoindre le guichet d’accueil et formuler sa demande. Dans sa tête tournait encore l’image qu’il avait eu en se retournant, devant la porte de l’hôtel, pour voir où en était sa conquête. Dire qu’elle le scrutait ainsi, son sac à la main, et ce regard. Ce regard… un félin n’en aurait pas eu de différent.

« Et tu te tiendras tranquille. Tu ne feras pas tes griffes et ne pisseras pas partout, hein ? »

Lâcha t-il pour sa jeune fille de compagnie, par-dessus son épaule, alors que le maître d’hôtel encaissait le paiement de la chambre avec un drôle de regard pour les deux acolytes. Souriant malgré tout, Tomas récupéra ses papiers et se tourna vers cette charmante presque-inconnue. Il lui restait encore tant à découvrir. Pour l’instant, s’occuper de leur espèce de logis serait une bonne chose. Probablement même meilleure. C’est pourquoi il se dirigea vers les marches en l’incitant à faire de même d’un signe de tête. Leur chambre, d’après ce qu’il savait du palace, devrait être plutôt de bon goût. Un grand lit, de quoi poser et ranger tout un tas d’affaire, une vue intéressante du cinquième étage, de quoi boire également, de quoi se laver, s’étendre et faire tout ce que bon lui plairait. Il aurait sans doute même une télé et divers gadgets électroniques. Inutile, mais bon.
Pour l’instant, il se focalisait sur son ascension, sur la carte magnétique qu’il aurait à passer dans le système de reconnaissance et d’ouverture. IL se libérait une main, tenant tous les sacs de l’autre, et, finalement arrivé au sommet de sa montée, se dirigea vers la chambre. L’immeuble occupé par l’hôtel devait bien contenir un millier de pièces de tous calibres réparties sur une trentaine d’étages. Mais le cinquième, c’était plus discret. Plus tranquille. Plus humain, disons. Il ne voulait pas faire comme à son habitude et côtoyer les hautes sphères. Avant ça, il avait d’autres affaires à traiter. Et notamment le dressage de sa chatte.

« Dessape-toi, range tes fringues, et reviens me voir » lui annonça t-il à peine la porte de la somptueuse chambre ouverte. Lui, allait poser tout ce qu’il avait dans les bras. Et après…
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MessageSujet: Re: Allez, montre-moi ce que tu sais faire [PV Yume]   Mer 17 Avr - 9:55

Meow !

[PV Tomas Andersen]



Mince, il avait capté son regard. Et il en sembla quelque peu troublé. Tant mieux, à vrai dire. Dans un sens, c'était ce qu'elle voulait.
Quand son maître décrocha son regard du sien, Yume en profita pour défroncer les sourcils afin de profiter pleinement de la pièce dans laquelle elle se trouvait. Ses pupilles s'étaient étrécies en fines fentes, et pour cause : l'immense lustre qui se trouvait au dessus de sa tête était plus qu'éblouissant, vraiment. La pièce était spacieuse et sentait le propre. Elle ressemblait un peu au hall que Yume avait l'habitude de parcourir, chez elle.
Quelques fauteuils étaient placés là, mais c'était tout. Très classique. D'une oreille distraite, elle écouta son maître commander la chambre. Elle avait déjà entendu parler des hôtels mais n'en n'avait jamais expérimenté un. Elle trouvait quelque peu étrange que l'homme demande un lit double, mais après tout, n'avait-il pas dit que l'un de ses rôles serait de se coucher à ses pieds pour lui tenir chaud ? Ah, il pouvait toujours rêver. Un chat, ça dort à l'abri. Ce sont les chiens qui se couchent aux pieds de leurs maîtres.

Finalement, son maître paya. Mais cela ne l'empêcha pas de tourner la tête vers elle. Immédiatement, elle reprit son air agressif … Mais se dérida bien vite face à la réplique de son maître. Elle se retint de sourire, parce qu'elle était rancunière, mais les traits de son visage s'adoucirent tout de même et elle roula les yeux dans un soupir exaspéré. Elle avait beau être un chat, elle saurait se tenir, enfin. Et à nouveau, ce sont les chiens qui ''pissent partout''. Un chat, c'est très propre, vraiment. Quant à la question de faire ses griffes ou non … Tout dépendra du tapis, voilà.
Le blond prit ses papiers et se tourna entièrement vers elle avec le sourire, puis se dirigea vers les marches en lui intimant de la suivre. Si elle avait bien comprit, leurs chambres se trouvaient au cinquième étage … Pfiou.
Préférant porter son sac des deux mains, Yume entama la montée. Elle fut relativement rapide et pas bien douloureuse, aussi la jeune fille ne se plaignit pas. Elle fut étonnée de ne trouver personne dans ces longs couloirs. Tous devaient s'être réfugiés dans leur chambre, après tout. D'ailleurs, ils arrivaient, eux, devant la leur. Elle observa avec intérêt son maître passer la carte dans une petite fente sur la porte, et écouta avec surprise le déclic qui se fit. Il poussa la porte, et Yume s'approcha un peu plus, reniflant l'air avec curiosité, ses oreilles dressées. Toute animosité à l'égard de son maître s'était maintenant dissipée, happée par l'envie de découvrir l'inconnu. Elle jeta un regard interrogateur à son maître, et après avoir écouté ses instructions, se faufile entre lui et l'encadrement de la porte pour pouvoir explorer la chambre d'abord.

C'était bien joli tout ça. Un « -Wouah ... » d'étonnement et de satisfaction franchit ses lèvres, et elle posa ses affaire devant la porte de ce qui semblait être la salle de bain. Elle allait enfin pouvoir se dégourdir les pattes. Oui, les pattes. Elle ouvrit donc la porte pour découvrir une salle d'eau spacieuse, équipée d'une douche, d'un bain et d'un joli petit lavabo. Bon, elle ne pourrait pas en profiter maintenant, mais s'en réjouissait déjà. Elle lança un grand sourire à son maître, pour une raison qui demeure inconnue, et rentra dans la pièce avant de refermer la porte derrière elle. Ses doigts fins jouèrent avec la clef pour la faire tourner et ainsi verrouiller la lumineuse pièce.

Yume s'avança dans celle-ci avec curiosité. Elle s'arrêta devant un immense miroir au cadre brillant, choquée par l'apparence qu'elle avait. Une robe impeccable, mais un visage et des cheveux tout bonnement horribles de saleté. Un soupir las lui vint du fond du cœur, et elle entama de se dévêtir, comme le lui avait demandé son maître pour une sombre raison qu'il était le seul à connaître. Sitôt sa robe et ses sous-vêtements au sol, ses chaussures étant restées à côté de la porte, elle vérifia une nouvelle fois que la porte était bel et bien fermée. Elle retourna au centre de la pièce et ferma les yeux. Elle allait enfin pouvoir le faire.

En quelques secondes, Yume avait disparut. Là où elle se tenait quelques instants auparavant se trouvait un chat des plus singuliers. Un pelage sombre, d'un bleu nuit remarquable, une longue queue touffue parcourue de poils roses et violets.
La chatte se leva et entreprit de s'étirer de tout son long dans un retentissant miaulement. Dieu que ça faisait du bien. Elle sauta avec facilité sur le rebord du lavabo pour s'observer dans le miroir. Bien que sous forme animale, elle gardait l'entière possession de ses pensées. Seul ses ressentis différaient. Par exemple, elle pouvait entendre, sentir, et voir mieux. Et, de ce qu'elle pouvait voir, même sous forme de chat elle était sale. Un feulement ennuyé lui monta dans la gorge et elle entreprit de lisser son poil à l'aide de sa langue rugueuse. Cela ne prit pas vraiment longtemps, deux minutes tout au plus, mais au moins, elle se sentait plus propre.
Pour s'amuser un peu, elle sauta de meuble en meuble avec la plus grande agilité. Elle atteint le sommet de l'armoire puis redescendit à nouveau sur le sol, sur ses quatre pattes, comme toujours. Elle chercha des yeux un tapis, histoire d'embêter un peu son nouveau maître, mais n'en trouva point. Certainement fallait-il le saisir dans l'armoire et le poser au sol ensuite. Mais bon, elle aurait bien l'occasion de le faire plus tard.

Ses bonds en tout genre se terminèrent devant la porte, et elle reprit à nouveau forme humaine. Sa peau, et ses cheveux étaient plus propre qu'auparavant, bien que pas totalement soignés. Tout ce qu'elle subissait sous une forme se répercutait en partie sous l'autre forme. D'ailleurs, elle n'aimait pas que l'on voit sa forme féline, et ne la montrait à une personne que quand elle avait une confiance totale en elle. Son maître, au dehors … Elle ne savait même pas si il était au courant que les hybrides avaient une forme animale. A l'animalerie tout du moins, beaucoup pensaient comme elle et préféraient rester sous forme d'hybride. Mais peu importe.

Elle ouvrit la porte en laissant derrière elle ses affaires bien pliées sur le bord de la baignoire. Elle ne tenait pas à les abîmer. Elle chercha ensuite son maître du regard.
Yume n'était pas pudique, vraiment. Après tout, c'était un chat. Cela se saurait si les chats avaient pour habitude de porter des vêtements. Elle en portait quand c'était nécessaire, mais pouvait très bien s'en passer sans être particulièrement gênée. Finalement, son regard croisa celui du blond.

« - Et maintenant ? »
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MessageSujet: Re: Allez, montre-moi ce que tu sais faire [PV Yume]   Mer 17 Avr - 10:28

Tomas n’appréciait pas forcément le fait de savoir ces chats doués de parole et de conscience. Cette idée, sans l’effrayer, l’avait toujours gênée, d’aussi loin qu’il se souvienne. Parce qu’il faisait d’eux un commerce et préférait les estimer comme de simples produits de consommation, il n’avait aucunement besoin de voir qu’ils le scrutaient avec ne serait-ce qu’un soupçon d’humanité au fond du regard. Alors, dès qu’il eut posé les affaires de la néko dans un coin, prit quelques instants pour regarder ces sacs sans pour autant les ouvrir, juste pour se questionner sur la réalité de cette situation, le maître put revenir à ses prémisses. S’occuper de l’hybride.

« Je ne veux pas que tu t’amuses à changer de forme. »

Dit-il à son intention, en approchant d’elle lentement, rejoignant cette personne nue et féminine qu’il pensait bien avoir acheté. Restait à faire son éducation. Même si l’on n’a pas coutume de pouvoir dresser les chats, il se sentait suffisamment habitué à ces bestioles pour pouvoir au moins lui inculquer quelques manières. Et, tout en venant devant elle, la zyeutant paisiblement de la tête aux pieds, ses intentions restaient les mêmes, fermes et indiscutables.
À ce moment, il approcha donc son index du visage de Yume. Lui effleurant la chevelure, la joue, il releva légèrement son menton pour étudier encore son visage. Puis ce fut le tour de son cou, ses épaules. Et là, il soupesa cette poitrine adolescente, sans s’y attarder, avant d’entreprendre de tourner autour d’elle.

« Quel âge tu as ? »

Effectivement, elle n’était pas si petite qu’il l’avait plusieurs fois pensé ou prétendu. Mais ça ne faisait pas forcément d’elle une véritable adulte. Plus exactement, il la situait comme une ado un peu rebelle encore bien dépendante et apte à rechigner sur tous les plans. Sauf qu’elle obéissait, aussi étrange que cela puisse paraitre. Et, en plus de ça, elle était de confiance.

« Dis-moi, tu sais lire ? Ecrire ? Compter ? »

Continuant ce tour lent qu’il avait entrepris, il la gratifiait de coups d’œil attentionnés, patients et qui ne laisseraient rien échapper. À l’instant, il est vrai que cela pouvait ressembler à un interrogatoire, mais là n’était pas le problème.

« Si je résume les règles que tu dois apprendre pour vivre avec moi en dix points, penses-tu pouvoir les enregistrer et t’y soumettre ? »

À ces mots, il se prit à poser une fois encore sa main sur la queue de la féline, comme il l’avait fait à l’animalerie. L’effleurant doucement, la faisant glisser entre ses doigts, il ajouta quelques paroles, comme pour détourner l’attention de sa prisonnière. Etait-elle capable de se préoccuper avant tout des mots, et laisser sa sécurité physique de côté ?

« À moins que ce ne soit trop dur pour toi de céder un pouce de terrain face à celui qui menace ta liberté… »

Il reparaissait devant elle, devant ses yeux, ses épaules presque au niveau de son regard. Lui, de manière à en profiter, approcha juste son nez de la chevelure de la jeune fille pour humer. Une odeur de mauvais entretien restait décidemment collée à elle. Un mois de captivité n’était pas pour aider. Le contact d’autres chats non plus. Le côté « litière commune » ne l’avait pas arrangée.

« La première chose à savoir pour toi serait que, quoi que je te dise, tu n’as pas besoin de discuter. Tu le fais. Les questions restent enfermées dans ta petite tête et les précisions viennent de moi. »

Se redressant, il fixa un temps ses yeux avant de passer une main dans ses propres cheveux. Tomas termina par un petit signe de tête à son encontre. Ses consignes et interrogations à l’adresse des mi-humains s’en trouvaient fréquemment accompagnées.

« C’est entendu ? On va te laver. Go. »
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MessageSujet: Re: Allez, montre-moi ce que tu sais faire [PV Yume]   Mer 17 Avr - 14:58

On ?!

[PV Tomas Andersen]


Pardon ? Ne pas s'amuser à changer de forme ? Ah, on voyait bien là la suffisance de la race humaine. Comme si on leur interdisait de bouger. C'était idiot, et si il y avait bien une règle à laquelle Yume ne se soumettrait pas, c'était celle-ci. Néanmoins, plus vite elle attirera la confiance et la sympathie de son maître, mieux ce sera. Aussi hocha-t-elle la tête, prenant un air concerné. De toute manière, elle change fréquemment de forme durant son sommeil, car voyez-vous, on est plus sur ses gardes sous forme animale, et après un mois passé dans une cage ridicule avec un bourrin qui vient vous réveiller tous les matins, on préfère dormir en tant que chat histoire de ne pas se faire surprendre. Les habitudes restent.

Tomas, nom qui lui était inconnu, la fixa de la tête aux pieds avec attention. Être nue ne dérangeait pas Yume, mais se faire reluquer ainsi, un peu plus. Enfin, si cela la dérangeait, elle n'en laissa rien paraître et se tint droite, fixant son maître d'un regard curieux. Il glissa ses grands doigts dans ses cheveux, releva son menton pour détailler son visage une nouvelle fois. Se faire examiner ainsi sous toutes ses coutures avait vraiment quelque chose de gênant, mais sûrement ne pouvait-elle éviter cet examen. Ses mains glissèrent sur son cou, ses épaules, sa poitrine. Poitrine que Yume savait d'une taille raisonnable, mais qui lui paraissait ridiculement petite à côté de ces mains-ci. Vint ensuite le questionnaire. Son âge ?

« - J'ai dix-huit ans. »

Elle se demandait comment son maître la voyait avant qu'elle ne lui dise son âge. Plus vieille, plus jeune ? Certainement plus jeune. La question suivante la fit sourire.

« - Si je sais lire, écrire et compter ? J'ai été élevée par un humain, vous savez. Comme une humaine, même. Alors, pour répondre à cette question, oui. Je sais lire, écrire et compter. »

Il continua de tourner autour d'elle, et Yume ne s'attarda pas assez sur son visage pour voir sa réaction, mais elle s'en fichait bien. Elle ne ferait pas plus de manières que nécessaire. Ensuite, se soumettre aux règles ? Une question bien amusante. Avait-elle réellement le choix ? Elle ouvrait la bouche pour répondre quand la main du blond trouva à nouveau le chemin de sa queue. Immédiatement, elle se raidit, sentant le fin duvet de sa nuque se hérisser. Il la fit glisser entre ses doigts, provoquant chez Yume un frisson. Un grondement sourd s'échappa d'entre ses lèvres et ses pupilles se changèrent en deux fentes, tandis que cette queue prisonnière s'agitait énergiquement. Vraiment, elle n'aimait pas qu'on y touche. Pas du tout. Elle allait s'avancer, échapper à cette prise, quand il parla de nouveau.
Sa liberté ? A l'instar de sa queue actuellement, sa liberté se trouvait entre ses doigts. Il ne la menaçait pas, il l'avait déjà. Et plus elle essayerait de s'échapper, plus il resserrera son étreinte, cela ne faisait aucun doute. On ne pouvait si facilement se soustraire à un homme comme lui.

Dans l'animalerie, elle n'avait pas hésité à se reculer, effrontée au possible. Mais, elle s'y sentait en sécurité, se disait que rien ne pouvait lui arriver de pire. Mais, là, elle était seule. Pas de regards inquiets dans sa direction, pas de caméras de surveillance, rien. Juste elle, et lui. Aussi souffla-t-elle bruyamment afin de conserver son sang-froid, fermant les yeux.

« - Je m'y soumettrait. », répondit-elle simplement. Rien de plus, rien de moins. Que pouvait-elle ajouter d'autre ? Argumenter n'était pas la meilleure des solutions, dans la situation présente. Aussitôt sa réponse donnée, il lâchait sa queue pour venir se placer en face d'elle. Elle dû lever la tête pour apercevoir les traits de son visage. Sa réponse était probablement la bonne, il devait avoir obtenu ce qu'il souhaitait. Et elle aussi, puisqu'elle s'était détendue. Les chats sont des manipulateurs, rois du mensonge et de la tromperie … Mais pour autant, elle était sincère. Elle se soumettrait à un grand nombre des règles qu'il lui imposerait. Essayerait d'en négocier certaine. En ignorerait peut-être quelques unes. Mais dans l'ensemble, elle ne devrait pas poser de problèmes.

Quand il s'abaissa vers elle, elle baissa la tête. Mais, elle ne s'attendait pas à ce qu'il se mette à renifler ses cheveux de la sorte, pas du tout. Il asséna un nouveau coup à sa fierté avec la première règle. Ne pas poser de questions, juste obéir. Ça, ce n'était vraiment pas dans ses habitudes, et elle risquait fort d'enfreindre cette règle involontairement.

« - C'est entendu ... » accepta-t-elle, la mine boudeuse. De toute manière elle n'avait pas le choix.

Comprenant qu'il était l'heure de la douche aux paroles de son maître, elle se dirigea d'un pas las vers la salle de bain. Mais, juste une minute …

« On va te laver ? » questionna-t-elle, surprise, prenant soin d'insister sur le ''On''.
Comment ça, on ?
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MessageSujet: Re: Allez, montre-moi ce que tu sais faire [PV Yume]   Mer 17 Avr - 15:31

Bien, la première règle était passée. Sans doute était-ce déjà une bonne chose. Ensuite, il y en aurait évidemment d’autres. Mais le fait est qu’elle viendrait petit à petit, pour lui laisser le temps d’assimiler. Il n’allait pas se mettre à surcharger sa mémoire de chat, n’est-ce pas ? Ne dit-on pas que si un poisson rouge à cinq secondes de réflexion, un chat n’apprend jamais ? Le matou revient encore et toujours, éternellement…

« Oui, on. Au cas où tu ne le saurais pas, on est un terme indéfini qui désigne, au choix, un singulier ou un plurieL. En l’occurrence, là, il signifie nous et c’est à cela qu’il s’applique. »

Pour joindre le geste à la parole, le grand blond retira sa veste, le tee-shirt qu’il avait en-dessous, et les envoya sur le lit en les suivant du regard. Puis, il rattrapa Yume, des yeux et bientôt de toute sa personne.

« Direction le bain. »

Torse-nu, au moins, il ne craignait plus de pouvoir être mouillé. Et pour s’occuper d’une hybride comme elle, probablement était-ce la meilleure tenue à porter. Dans cette situation adéquate, il devait se comporter de manière toute aussi adéquate.

« La deuxième règle, au cas où tu désirerais la connaître maintenant, sera que je souhaite connaître ton avis sur tout ce qui se passe, ce que tu vois, ce que tu vis et veux, et tes ressentis là-dessus. »

Non, ce n’était pas un exercice particulièrement en lien avec ce qu’il lui demandait de faire, c'est-à-dire d’aller dans le bain pour qu’il l’y lave. Quoiqu’un rapprochement pourrait ne pas être totalement déplacé. Mais, plus important que ça, il ne voulait certainement pas contredire sa règle numéro « pas de questions » en lui demandant maintenant de donner son avis.
C’est pourquoi il la suivit, l’incita même à entrer dans la salle d’eau et prit trois serviettes sur l’étente. Une fois le sol, pour éviter les inondations. Les autres pour sa tête et son corps de jeune fille, limite jeune femme.

« La troisième sera justement que je veux connaître ta volonté. Tes penchants. Tes désirs. Ce qui te ferait plaisir. Histoire de pouvoir aviser. »

Ce serait logiquement un très bon moyen, notamment pour faire marcher la carotte et le bâton, la récompense et la privation. Il ne voulait strictement rien rater de ce que la néko lui montrait visiblement, mais rien non plus de ce qu’elle pouvait espérer. Ces premières décisions s’appliqueraient donc directement à elle, tandis que les dernières seraient pour lui. Maintenant auprès de la large baignoire, capable d’accueillir deux personnes facilement, sinon trois, il la remplissait et en scrutait longuement le fond.

« Quatrième règle » annonça t-il sans quitter la baignoire des yeux « Pas de transformation. Si je te vois et te chope en animal, je te balance à la flotte, t’attache par la queue pour te faire sécher, et te ferai porter une laisse pour le restant de tes jours. »

Encore un instant, il resta comme bloqué par l’image de l’eau s’écoulant, puis il revint à sa chère et douce. Un léger sourire sur ses lèvres, il la vit de haut en bas, admira peut-être sa longue chevelure, et hocha la tête pour lui-même d’un air entendu…
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MessageSujet: Re: Allez, montre-moi ce que tu sais faire [PV Yume]   Mer 17 Avr - 16:17

Tu es bien cruel ...

[PV Tomas Andersen]


Il la prenait encore pour une idiote. Elle savait parfaitement ce qu'était on. Elle ne comprenait juste pas le fait que son maître l'utilise dans cette phrase là. Elle était capable de se laver seule, enfin ! Peut-être souhaitait-il juste garder un œil sur elle, vérifier qu'elle ne faisait pas de bêtises, et c'était compréhensible. Elle soupira et observa le blond qui entreprit de retirer veste et tee-shirt, se retrouvant torse-nu. Son torse musclé n'étonna pas le moins du monde Yume, qui avait depuis longtemps deviné ces formes bien sculptées. Après tout, quand on a une telle assurance, mieux vaut le physique qui va avec, n'est-ce pas ? Ah, voici venue l'heure de la seconde leçon, la seconde règle. Donc, si on faisait la liste … Ne pas poser de questions, mais donner son avis. Donc, elle pouvait parler, tant que ce n'était pas une question. Ce n'était pas bien compliqué, à vrai dire, elle n'aurait pas grande peine à la suivre.

Finalement, il lui fit signe d'entrer dans la pièce d'un blanc éclatant, marchant sur ses pas. Elle examina attentivement chacun des gestes de son maître. Il posa une serviette sur le sol sous le regard amusé de Yume. Craignait-il qu'elle s'agite tant que le sol en serait trempé ? Elle retint un ricanement qui s'étouffa bien vite dans sa gorge. Il voulait lui faire prendre un bain. Les douches, elle adorait, mais les bains, c'était une autre histoire. Elle avait toujours eut peur de se noyer, sa nature de chat certainement. Toujours étant qu'il était impossible de lui faire mettre la tête sous l'eau, et qu'il lui faudrait du temps pour se détendre, une fois là dedans. Elle tourne ses yeux mauves vers son maître, écoutant la troisième règles. Donc, ne pas poser de questions, mais donner son avis et ses volontés. Bon, tout allait bien jusque là. Fallait-il qu'elle attende qu'il lui demande son avis, ou bien pouvait-elle parler d'elle-même ?

« Est-ce que je ... » Elle s'arrêta net. Pas de questions. « Je me demande si je dois attendre que mon maître me questionne ou si je dois donner mon avis comme bon me semble. »

Elle sourit intérieurement. Ce n'était pas une question. C'était donc autorisé, bien que son maître pouvait dès lors ignorer sa réflexion qu'il pouvait considérer personnelle. Si réponse il fut, elle l'écouta d'une oreille distraite. Elle regardait désormais l'eau qui coulait dans cette grande bassine. Son regard se perdait dans les reflets brillants que ce liquide transparent prenait en traversant les rayons de lumière que la large fenêtre offrait. Elle sortit bien vite de sa rêverie.

La quatrième règle la fit frissonner. Allons, de si grands moyens pour une si petite chose … ? Elle se demandait pourquoi son maître tenait tant à ce qu'elle ne se transforme pas. Ce pouvait être pratique, d'ailleurs ! Lors d'un voyage, ou même si il avait besoin d'espionner quelqu'un ou quelque chose. C'était idiot de ne point mettre ce don à profit. Et puis, lui attacher une laisse … C'est bien ridicule, un chat en laisse ! Bien heureusement, il ne sera probablement pas avec elle vingt-quatre heurs sur vingt-quatre, elle aurait donc l'occasion de se transformer quelques fois. Elle préféra néanmoins le prévenir, à la fin de sa phrase.

« - Maître, il arrive que je me transforme involontairement durant mon sommeil. »

Au moins, c'était dis. Quant à sa réaction, nous verrons bien. Autant être franche dès le début afin de leur éviter à tous les deux les mauvaises surprises.
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MessageSujet: Re: Allez, montre-moi ce que tu sais faire [PV Yume]   Mer 17 Avr - 16:45

Il y avait bien deux ou trois choses qu’il aurait aimé préciser, en plus de ses soi-disant règles, mais il préférait s’en tenir à ces dernières pour le moment. Néanmoins, Yume, lorsqu’elle lui parlait, avait une manière assez particulière qui ne l’empêchait de froncer les sourcils à chaque fois. De nouveau, elle avait eu cet effet en lui demandant indirectement comment il serait plus convenable de s’exprimer. Et pour finir, quand il s’agissait de l’avertir de ses transformations, elle répéta ce mot qui, sans l’indifférer, l’agaçait au plus haut point.

« Maître… Tu n’as pas besoin de prononcer ce terme à chaque fois que tu me parles. »

C’était ennuyeux pour un personnage tel que lui de passer pour un maître. Un néko, pour lui, était un gagne-pain. Celle-ci aussi. Même s’il l’avait achetée, nul doute que le rendement serait bien plus grand lorsqu’elle serait convenablement formée. Evidemment, il avait bien des épreuves à franchir, une sorte de confiance à gagner avec elle, pour qu’ils puissent se parler sincèrement l’un à l’autre. Mais ça ne faisait certainement pas de lui un maître.

« Appelle-moi Tomas. Et cesse de ne faire que répéter. Tu n’es pas un perroquet, tu es un chat, non ? »

Il la lorgnait du coin de l’œil en disant cela. Penché auprès de la baignoire, alors qu’il laissait sa main tremper dans l’eau pour en vérifier la chaleur, son regard s’attarda encore un peu sur elle. Drôle de créature, décidemment. Sûrement pas bête, mais prise dans une procédure entièrement différente de celle qu’il comptait lui inculquer.

« Entre là-dedans. »

Ce n’était pas plein, loin de là, mais sa masse ferait monter l’eau d’un rien, et elle n’avait pas non plus un corps immense à faire tremper. Aussi, il se releva, regarda ce qu’il existait comme gel douches et shampooing, puis attendit que la femelle réponde à son injonction. Correctement, si possible.

« Tu peux parler librement. Dire tout ce qui te passe par la tête. Mais apprends à faire la différence entre les moments, entre les individus qui nous entourent, entre les attentes que je peux avoir de toi et tes propres attentes. Si tu te conduis comme une gamine, je te traiterai comme une gamine. Si tu te conduis en reine… »

Habituellement, Tomas n’était pas homme à perdre patience. Il savait ordonner sa volonté, son temps et ses occupations de sorte à ne jamais être en retard, d’où le fait qu’il aimait contempler les choses, leur déplacement dans l’espace, la beauté… mais que cette enquiquineuse ne s’attende pas à ce qu’il lui laisse deux plombes pour entrer dans l’eau.

« Je ne crois pas que tu puisses l’être, ni que j’agirais en conséquence si tu l’étais. Tu es une vulgaire petite chatte, après tout. Grande, si tu veux. Mais ça s’arrête là. »

En trois pas, il s’éloigna de la baignoire et vint se regarder dans la douche. Il aimait scruter les signes de changement de son corps, de son visage, de ses traits avec les années. Mais, finalement, peut-être était-il encore suffisamment jeune. Il se pouvait même qu’il soit dans la force de l’âge. Sa carrière, avec l’achat de l’hybride, prendrait un tournant. Mais avait-il présentement à négocier un tel virage ?

« Cinquième règle : Tu es mon animal de compagnie. Egalement une semi-humaine de compagnie. Tu ne dois obéisse qu’à moi seul. Si un homme, ou même une femme, te parle en bien ou en mal, pour te donner un ordre, tu ne lui dois rien et n’a qu’à me prévenir. C’est clair ? »
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MessageSujet: Re: Allez, montre-moi ce que tu sais faire [PV Yume]   Jeu 18 Avr - 15:00

Tomas, hum ?

[PV Tomas Andersen]


Si elle prenait le terme de ''maître'' pour le désigner, c'était simplement pour éviter une faute diplomatique. Elle ne connaissait rien de ses attentes, et peut-être aurait-il voulu qu'elle le nomme ainsi et seulement ainsi. Yume n'avait pas vu beaucoup d'hybrides appeler leurs maîtres par leurs prénoms, mais puis-ce que le sien en décidait ainsi, ce serait ainsi. Tomas, hum ? Ce n'était clairement pas japonais, et d'ailleurs, l'homme entièrement n'était pas japonais. Elle n'aurait pu déduire sa nationalité, mais elle décelait tout de même ce léger accent. Peut-être qu'un jour, il lui en dirait plus sur lui.

« - Très bien, Tomas. » acquiesça-t-elle. Elle s'y habituerai, de toute manière, même si cela lui paraissait étrange pour le moment.

A nouveau, Yume se taisait et observait. Un chat, c'est très observateur. Ses yeux passaient avec rapidité de ceux de Tomas à la main de celui-ci, qui trempait dans l'eau. Ces deux orbes couleur océan étaient, eux, fixés sur elle, calculateurs. Que pouvait-il bien penser ? Elle se demandait, vraiment. Il lui ordonna alors de rentrer dans l'eau … Sans que la jeune fille ne réagisse. Elle n'était pas prête, pas encore. S'attendait-il à ce qu'elle se jette dans l'eau ? Sûrement pas. Il se releva pour vérifier les produits disponibles dans la pièce, tandis que Yume s'agenouillait près de la baignoire. Elle glissa avec hésitation le bout de ses doigts dans l'eau, et en frissonna. Elle ne détestait pas l'eau, mais … Oh, après tout, ce n'était pas bien profond. Elle ne se noierait probablement pas là dedans. Et, même si elle venait à tomber, à perdre connaissance ou quoi que ce soit d'autre, son maître ne la regarderait probablement pas bêtement mourir. Elle ne craignait rien. Pas au vu de la somme qu'elle lui avait coûté. Elle répondit donc par un « - Hum. » plutôt vague, écoutant la suite.

Elle n'avait rien à répondre à ça. Elle n'était ni une reine, ni une gamine. Il avait raison. Elle n'était qu'une chatte. Grande, ou petite ? Peu importait, elle restait une chatte. Mais passer de princesse à esclave, ça n'était pas toujours facile. Elle finit par se redresser pour entrer, debout, dans la baignoire. L'eau lui arrivait à mi-molets, et c'était suffisant. Sa queue était dressée dans son dos tandis qu'elle menait un combat intérieur pour réussir à s'asseoir sans faire de chichis. Elle n'était plus une enfant, elle devrait être capable de s'asseoir dans un bain correctement. Oh, et puis, n'avait-il pas dit qu'elle pouvait parler librement ?

« - Tomas, je n'aime pas les bains. J'aimerai ne pas y rester trop longtemps, s'il vous plaît. » murmura-t-elle.

Elle ne se sentait pas vraiment en confiance, et donc pas vraiment libre de parler. C'était certainement pour cette raison qu'elle n'avait fait que murmurer. Cependant, elle l'avait fait assez fort pour être sûre que Tomas l'entende. Elle le fixa quelques instants, en attendant la réponse. De toute manière, cette réponse ne sera pas sujette à discutions, peu en importait la nature.
Elle écouta donc la cinquième règle en fronçant les sourcils. Déjà qu'elle allait peiner à exécuter ses ordres, elle n'allait pas en plus obéir aux ordres des autres ! D'ailleurs, elle serait farouche avec les autres. Elle se considérait pour le moment relativement docile face à Tomas, mais les inconnus pouvaient bien aller se faire voir.

« - Très clair. Je ne comptais absolument pas obéir à quelqu'un d'autre que vous, hum. »

Suite à sa réponse, elle s'installa enfin dans l'eau. Elle frissonnait. Pas de froid, l'eau avait une température agréable, mais elle restait angoissée. Ses doigts se crispaient presque sur les bords, mais elle savait cet état passager. D'une main, elle tâta le fond. Il n'y avait pas de quoi paniquer, elle était ridicule. Elle ferma les yeux et prit une grande bouffée d'air qu'elle recracha lentement. Rouvrant les yeux, elle lâcha les bords pour diriger son regard félin vers son maître. Au fond, elle espérait qu'il ne l'ait pas vu faire ça.
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MessageSujet: Re: Allez, montre-moi ce que tu sais faire [PV Yume]   Jeu 18 Avr - 22:12

Elle était entrée dans l’eau. C’est tout ce qu’il avait espéré ces quelques dernières minutes. Qu’elle rejoigne les flots, ne conteste pas et lui fasse confiance. Maintenant, tout allait se jouer entre eux, sans arrêt et probablement toujours. Il ne se passerait pas grand instant où ils n’auraient pas à se supporter l’un l’autre.

« Hmm… tu peux aussi arrêter de m’appeler constamment par mon prénom, Yume. »

En prononçant ce dernier mot, il se fit insistant, en jouant de cet accent lointain, nord-européen, qui était le sien. Et, les yeux dans les yeux, il passa d’un air vaguement las à un rien de sourire. Puis il s’attarda sur la peau claire de sa nouvelle gamine. Il en observa chaque millimètre durant un temps, avant de revenir à son visage enfantin.

« As-tu peur que je t’étouffe ? Que je te noie ? Que je te batte, là que tu es nue et sans défense ? »

Lentement, ses doigts s’approchèrent de la longue chevelure bicolorée. Ils cherchèrent sa toison, l’effleurèrent et entreprirent de lui caresser doucement la tête. À condition qu’elle ne recule pas, il n’y aurait pas de raison qu’il échoue. Il faut dire qu’elle était assise dans une baignoire, coincée. Lui, demeurait encore à genoux en dehors. Mais la seule issue possible s’en trouvait bloquée.
Patiemment, il remit en place les cheveux glissant de la néko et prit le temps d’en concevoir le toucher. Ce ne serait pas celui-ci qu’il voudrait sentir par la suite, après les avoir lavés, mais connaître sa possession était plus qu’obligatoire.
Peu après, il prenait donc la poire de douche accrochée au robinet et s’occupait d’en faire couler l’eau. Déjà, la moitié de la baignoire était pleine, alors que Yume participait grandement à son remplissage. S’il ignorait le poids qu’elle faisait, Tomas n’était pas totalement ignare concernant les masses et le principe d’Archimède.

« Mets ta tête en arrière. »

La noierait-il ? Ferait-il couler de l’eau dans ses yeux ? Sur son visage ? Paniquerait-elle ? ça, il ne pouvait le deviner. Tout ce qu’il avait le droit de découvrir cela en l’expérimentant. Il approcha donc le jet de la jeune fille. Il arrosa un peu à côté, sans le vouloir, et parvint à humidifier convenablement sa chevelure très bientôt.

« Retourne-toi » ajouta t-il lorsque tout ceci fut à son goût. Et sans tarder, il franchit le bord de la baignoire, venant s’installer dessus, pour s’occuper de lui laver la tête. Ses mains étaient déjà emplies de shampooing moussant. Ses doigts s’attendaient à malaxer son crâne de mi-humaine, mi-féline, et s’y attaquèrent bientôt. Ça n’avait sans doute pas la douceur qu’elle aurait pu espérer, parce qu’il avait toujours été un homme plus apte à utiliser sa force que sa tendresse. Mais le résultat devait être là.

« Et maintenant, le reste. »

Termina t-il, en approchant de son oreille de chatte pour murmurer. D’un coup de jet d’eau, sans éclabousser inutilement, il rinça bien les cheveux soyeux de la demoiselle. Ils retrouvaient une deuxième jeunesse. Alors Tomas remonta son jean’s, faisant des ourlets dans le bas de ses cuisses, et attendit qu’elle se prête au jeu une fois encore.
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Allez, montre-moi ce que tu sais faire [PV Yume]

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